Une avocate de Soro attaque Adou et Chantal Camara : « Quand le magistrat s’écarte des textes, il tombe dans le parjure »

Nanaba Chantal Camara et le Président Alassane Ouattara

Les avocats de Guillaume Soro ont échangé avec la presse ce vendredi 07 février 2020. Ils se sont exprimés sur les poursuites de Soro et de ses proches. Me Kadidia Touré a dénoncé le caractère arbitraire de ces poursuites, en fustigeant, sans les citer, le procureur Richard Adou et la présidente de la Cour de cassation Nanaba Chantal Camara.

Maître Kadidia Touré a expliqué en français facile pourquoi les poursuites de Soro et de ses proches ne devraient pas se faire comme de simples poursuites. «  La loi dit qu’un ancien membre du gouvernement à qui il est imputé un crime ou un délit commis dans l’exercice de ses fonctions, n’est justiciable que de la haute cour de justice. Il y a déjà un problème de compétence », a déclaré l’avocate.

Ajoutant : « On ne regarde pas les textes, on ne sait pas qui est compétent, qui ne l’est pas, nous sommes dans un déni de justice qui conduit à une espèce de cacophonie. Et on dit vous, en tant qu’anciens membres du gouvernement, en tant qu’anciens ministres, vous avez commis un détournement de deniers publics dans l’exercice de vos fonctions en telle période. Et la Constitution dit vous n’êtes passibles que de la haute cour de justice ».

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Aussi, a-t-elle fustigé l’attitude des magistrats qu’elle qualifie d’arbitraire : « Et comme on le sait, on l’admet, on va essayer de contourner et de vouloir justifier l’injustifiable. C’est de l’arbitraire. Quand le magistrat s’écarte de l’application de la loi des textes, il tombe dans le parjure, dans l’arbitraire », a-t-elle dit.

Le non respect des textes

Poursuivant : « Je dis qu’en tout état de cause, nous sommes empêtrés dans une espèce de folie où personne n’a d’égard pour aucun texte, aucune disposition impérative en matière de poursuites. Les poursuites sont encadrées dans des textes. D’abord dans la constitution, ensuite dans les dispositions du code de procédures pénales ».

A en croire Kadidia Touré,  rien de tout ceci n’est respecté. « C’est-à-dire que tout se passe comme s’il n’y a pas de constitution, tout se passe comme s’il n’y a pas de code de procédures pénales. Donc on vous cite un texte mais on ne va pas dans le sens du texte. On bifurque parce qu’il faut justifier l’injustifiable, les fins justifiant les moyens », a-t-elle expliqué.

Prince Beganssou

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