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Soro révolté depuis Paris : « Si quelqu’un dit le tiers de ce que Ouattara opposant a dit, il sera pendu à un crochet »

Guillaume Soro à Paris le samedi 10 août 2019

Pour sa première sortie publique à Paris depuis ses démêlées judiciaires dans l’affaire Michel Gbagbo, Guillaume Soro a choisi de communier avec ses fans. Lors de son concept « Je crush Soro », ce samedi 10 août 2019, il a manifestement clashé Alassane Ouattara.

C’était une démonstration de force dans la capitale française où ses pourfendeurs avaient prédit qu’il ne pourrait plus mettre les pieds, sans être arrêté par la justice. « Je dénonce le fait qu’on veuille arrêter monsieur Bamba Moriféré. Il a plus de 70 ans ! Parce qu’il a dit quelque chose, on envoie des gens encagoulés ! », s’est offusqué le candidat non encore officiellement déclaré, à la présidentielle d’octobre 2020, qui se dispute le Nord avec Amadaou Gon Coulibaly, dauphin putatif d’Alassane Ouattara, président du RHDP.

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« Nous hier qui dénoncions les escadrons de la mort, c’est nous aussi on va envoyer des gens encagoulés pour aller arrêter Bamba Moriféré ! Quelle honte ! On s’est battu pour la démocratie pour que chacun soit libre de dire ce qu’il veut. Allez sur internet, tous les jours on m’insulte, on appelle à ma mort, à mon assassinat. Est-ce que j’ai envoyé des gens encagoulés pour aller les inquiéter ? », a fustigé Guillaume Soro dans une salle conquise.

« Je crush Soro » et pouvoir autocratique

« Non, on ne peut pas continuer comme ça, a-t-il dénoncé. Moi, j’assume mes propos ». Dans son dernier rapport, Amnesty International s’est vivement inquiété du durcissement du pouvoir d’Alassane Ouattara et de sa propension à instaurer un régime autocratique en brimant les voix dissidentes. L’ONG international a répertorié quatorze cas d’emprisonnements de leaders d’opinions et d’activistes, en lien avec la liberté d’expression.

Et Soro de rappeler : « D’ailleurs l’actuel président, si quelqu’un dit le tiers de ce qu’il a dit lorsqu’il était dans l’opposition je crois qu’il serait pendu à un crochet de boucher. Est-ce qu’aujourd’hui en Côte d’Ivoire quelqu’un peut dire : « Ce régime je le frapperai et il tombera » ? »

Emmanuel Gautier

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