Pulchérie Edith Gbalet : « Le bilan du pouvoir en matière de démocratie est honteux »

Pulchérie Edith Gbalet, présidente d’Alternative citoyenne ivoirienne (ACI), se montre de plus en plus critique face au régime d’Alassane Ouattara. Le samedi 07 septembre, au siège de sa structure à Cocody, elle était face à la presse. Au menu des échanges, la situation sociopolitique décryptée à grands traits. « La Côte d’Ivoire court un grand danger si un dialogue inclusif n’est pas organisé dans les meilleurs délais.

Citoyens, Citoyennes, nous sommes à treize (13) mois d’octobre 2020 et, non seulement le bilan du pouvoir en place est négatif, mais il ne semble pas enclin à écouter la volonté du peuple pour sauver notre pays. Soyons mobilisés pour participer à toutes les manifestations pacifiques qui seront organisées dans l’intérêt de notre pays. Citoyens, citoyennes, nous ne pouvons pas et nous ne devons pas continuer à dormir. Fiers Ivoiriens, le pays nous appelle ! » a-t-elle lancé, depuis Cocody. Pour Pulchérie Edith Gbalet, la réconciliation a été un échec cuisant parce que le pouvoir n’a pas défini « une stratégie réaliste ».

D’où son appel au pouvoir à « reconnaître son échec et entrer dans une dynamique constructive ». Que dire de la réforme de la CEI ? La présidente d’Aci estime tout simplement que « le pouvoir a traité la question avec légèreté et égocentrisme ». Aussi, a-t-elle marqué son grand étonnement de voir Alassane Ouattara former un Gouvernement de 51 ministres. « 51 ministres, c’est pour faire campagne avec les moyens de l’Etat » a-t-elle dénoncé. L’actrice de la Société civile a aussi lancé un appel au ministère de l’Education nationale à mettre tout en œuvre pour éviter les années scolaires en dents de scie. « L’avenir de nos enfants est hypothéquée par la formation au rabais » s’est-elle indignée.

L’intervention du procureur de la République sur les réseaux sociaux a été également évoquée. La conférencière a laissé entendre que cela en rajoute « au recul démocratique dans notre pays ». Elle a pesté que « nous sommes, à n’en point douter, dans un Etat policier qui ne dit pas son nom, avec une justice à vitesse variable. Nous sommes dans un régime d’exception. » Pulchérie Edith Gbalet est aussi présidente du Forum des organisations de la Société civile de Côte d’Ivoire (ACI).

JB KOUADIO

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Afrik Soir

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