Projet de loi portant recomposition de la CEI : FPI, Poeci et AFD désavouent le Gouvernement

Mercredi 03 juillet, le Gouvernement a annoncé l’adoption d’un projet de loi portant recomposition de la CEI. Depuis ce jour, les critiques fusent de partout. L’opposition se montre de plus en plus incisive sur la question. Dès le lendemain, le Front populaire ivoirien (FPI) de Pascal Affi N’guessan et l’Afd ont fait connaître leur position. Ils demandent au Gouvernement de revenir à la bonne conscience.

« Le FPI et l’AFD font connaître que cette initiative du Gouvernement n’est pas le résultat du dialogue politique avec les partis politiques et les organisations de la société civile. En effet, la première étape de ce dialogue a enregistré 11 propositions différentes émanant des 11 organisations participant aux négociations.

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Le Pv de cette étape mentionne des points d’accord et d’autres points sur lesquels les discussions doivent se poursuivre. Le FPI et l’AFD sont dans l’attente de cette seconde étape du dialogue. Dans la forme, le texte adoptéen Conseil des ministres est une initiative parallèle, personnelle et solitaire du Gouvernement qui n’engage nullement l’AFD et le FPI.

Les négociations ne sont pas terminées » ont-ils recommandé. Le FPI d’Affi N’guessan et l’Afd poursuivent pour dénoncer « la mainmise de la majorité présidentielle sur la CEI avec 7 représentants sur 15 membres (4%) contre 3 membres pour l’opposition (20%) et 5 pour la Société civile (30%). « Au total, le FPI et l’AFD affirment que dans le fond comme dans la forme, ils ne sont concernés ni de près ni de loin » ont-ils pesté.

Ces interpellations seront reprises, lundi, par l’Observatoire la Plateforme des organisations de la société civile pour l’observation du processus électoral en Côte d’Ivoire (Poeci). Cette organisation de la Société civile déplore, entre autres dérives, « l’absence des partis et groupements politiques tels que le PDCI et l’EDS tout au long du dialogue politique.

La Poeci a même souhaité voir « une personnalité issue de la société civile comme président de la commission centrale». A la lecture de ces positions tranchées, le pouvoir gagnerait à respecter les injonctions de la Cour africaine des droits de l’homme.

JB KOUADIO

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