« Même si Bédié doit devenir président pour une journée, il faut le réhabiliter » (KKB)

Henriette et Henri Konan Bédié à Daoukro le 10 janvier 2020

Kouadio Konan Bertin (KKB) était le samedi 25 janvier 2020, l’invité de la délégation PDCI Grand-Lahou. Ci-dessous de larges extraits de ses propos.

Dans un Etat démocratique, avec un peuple civilisé, ce n’est pas par les armes qu’on assure l’alternance. Bédié a été chassé par les armes. Il faut qu’on donne d’ailleurs l’occasion au peuple de Côte d’Ivoire de faire mentir les armes. Voilà mon combat.

Même si Bédié doit devenir président pour une journée, il faut le restaurer, le réhabiliter. C’est comme ça qu’Houphouët va être tranquille et il va nous coller la paix. Les armes ont tenté de contester le choix d’Houphouët. Houphouët va vous fouetter. Mais, regardez bien… Regardez bien, depuis 1999, ceux qui se sont abonnés dans ces pratiques-là, on n’a pas besoin de parler

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KKB, à l’occasion de la rentrée politique de la délégation départementale PDCI-RDA de Grand-Lahou 1.

Je suis venu vous dire que la récréation est terminée. Le temps est venu de vous remettre en ordre de bataille. Vous voyez Bédié lui-même, même à 86 ans, il est offensif. Il est devant. Il n’a peur de rien. On va non seulement le suivre mais on va le devancer. Quand on s’est réconcilié, je lui ai dit que je suis venu battre la rosée devant.

« Ce que nous ne pouvons pas accepter, le vote, c’est le premier droit de tout citoyen. Alassane ne peut nous faire payer le vote. C’est la première fois au monde qu’on va voir un pays où il faut payer pour aller voter. Pour avoir ta pièce pour aller voter, il faut payer ».

En un mot, quand on s’appelle Henri Konan Bédié, qu’on a succédé à Houphouët-Boigny et qu’on est là où on est, on ne prend plus la rosée. Chers délégués, nous devons prendre la rosée pour qu’une seule goutte ne touche à un seul morceau du pantalon d’Henri Konan Bédié, jusqu’à ce qu’il soit dans le fauteuil. Ce que je veux qu’on retienne, c’est que nous devons restaurer la Côte d’Ivoire. Le seul remède pour restaurer la Côte d’Ivoire s’appelle PDCI-RDA avec Aimé Henri Konan Bédié.

KKB, à l’occasion de la rentrée politique de la délégation départementale PDCI-RDA de Grand-Lahou 1.

La vie est sacrée. C’est Dieu qui la donne et c’est à lui seul qu’il revient de la reprendre, quand il veut. Personne n’a le droit d’ôter la vie à son prochain à cause de ses opinions. Depuis 1999, on ne fait que tuer. Si tuer devrait résoudre nos problèmes, on ne serait plus là où on est. La solution aux problèmes de la Côte d’Ivoire, ce n’est pas tuer les autres. Il faut qu’on ait un peu la crainte de Dieu. Quand je regarde sur la scène politique, il n’y pas un parti capable de servir cela aux Ivoiriens, si n’est le PDCI-RDA, surtout un chef comme Henri Konan Bédié.

Quand je partais pour la première à La Haye, je n’ai pas été compris dans mon propre parti. Nous sommes le parti-mère et nous devons enseigner les valeurs à ceux qui arrivent sur la scène politique. Si la finalité de la politique, c’est la vie, l’homme politique doit d’abord se battre pour protéger la vie. D’où vient-il que depuis maintenant une trentaine d’années, tout ce que nous faisons au quotidien doit déboucher sur la mort ? Tout le monde a peur de la politique ivoirienne car on pense qu’on y vient pour trouver la mort.

Les deux Ivoiriens qui ont fait palabre en 2010, c’est Gbagbo et Ouattara. Si franchement, on veut la paix, la réconciliation, on fait asseoir les deux. Si on dit qu’il n’y a pas d’homme en Côte d’Ivoire pour trancher et que c’est à La Haye qu’on peut le faire, dans ce cas, on envoie tout le monde là-ba.

KKB, à l’occasion de la rentrée politique de la délégation départementale PDCI-RDA de Grand-Lahou 1.

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Au temps d’Houphouët, vous êtes planteur à Gueyo et votre enfant obtient le Bac avec ses 17 de moyenne, il sait qu’il va être orienté automatiquement. On ne demande ni son ethnie ni sa religion. Tout le monde avait les mêmes chances et aussi les mêmes droits. Ce sont des choses qui ont disparu aujourd’hui, mettant à mal la cohésion sociale.

La seule maison qu’Houphouët a laissée, c’est le PDCI-RDA. Celui qui crée un autre parti qui porte le nom d’Houphouët l’insulte. Il a vu son nom et il a créé le PDCI sans y mettre son nom. Houphouët n’aime pas le culte de la personnalité. Si vous n’avez rien appris de lui, au moins, bénéficiez de ses enseignements.

« La solution aux problèmes de la Côte d’Ivoire, ce n’est pas tuer les autres. Il faut qu’on ait un peu la crainte de Dieu. Quand je regarde sur la scène politique, il n’y pas un parti capable de servir cela aux Ivoiriens, si n’est le PDCI-RDA, surtout un chef comme Henri Konan Bédié ».

Le seul parti qu’il a créé avant de partir et qui doit rester éternel pour ses bienfaits, s’appelle le PDCI-RDA. Soyons fiers d’être des militants du PDCI, le parti qui ne trie pas les hommes. Ce n’est pas un parti d’ethnie ou de religion, c’est le parti des Ivoiriens. C’est le creuset de l’unité nationale. Et aussi le creuset où on vient pour construire la nation. Ainsi, c’est le parti fondé pour servir le vaillant peuple ivoirien. Le vaillant peuple est Bété, Sénoufo, Baoulé, Djimini, etc. C’est tout cela qui fait le peuple ivoirien que le PDCI-RDA doit servir.

KKB, à l’occasion de la rentrée politique de la délégation départementale PDCI-RDA de Grand-Lahou 1.

KKB Grand Lahou délégation. Kouadio Konan Bertin (KKB) et Henri Konan Bédié le lundi 14 octobre 2019
Kouadio Konan Bertin (KKB) et Henri Konan Bédié le lundi 14 octobre 2019

Maintenant, on ne peut plus respirer dans ce pays. Quand on parle de politique, on nous parle d’économiste. Qu’est-ce qu’économie a à voir avec politique ? On fatigue les Ivoiriens avec ces histoires de croissance, 10%, 8%, pour dire que tout va bien et que la Côte d’Ivoire ressemble à l’Eldorado.

Comment dans ce pays où tout va bien, les enfants fuient pour aller mourir dans la mer ? Qui peut expliquer ça à qui ? Quand Houphouët était là, on avait 2%, 3% de taux de croissance mais personne ne fuyait. On vivait bien. Prenons les Ivoiriens au sérieux. Mettez les Ivoiriens au travail. Ça, le PDCI sait le faire et il le fera.

Elvire Ahonon

« Le PDCI au pouvoir, le taux de pauvreté était de 10%, nous sommes aujourd’hui entre 46 et 50% » (Pr Koby Assa)
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