Massacres de Duékoué : Une vicitme répond à Anne Ouloto, accuse des élus Wê et tacle des avocats pro-Gbagbo

Je suis Martine Kei Vao, née de parents Wê et tous deux, originaires des deux cantons que constitue Doèkpé (Duékoué). Moi qui réside en occident depuis des lustres, un matin à mon réveil, ma région (Guemon-Cavally dans le pays Wê) est encerclée. Nos parents sont pris dans l’engrenage de rebelles armés jusqu’aux dents, qui tirent dans tous les sens, violent, tuent, détruisent, brûlent et massacrent tout, sur leur passage. Je me suis renseignée, si la même situation en cours dans ma région est celle qui prévalait sur toute l’étendue du territoire ivoirien, du Nord au Sud, de l’Est au Centre. Mes contacts en Côte d’Ivoire ont répondu par la négative. C’était uniquement le pays Wê qui subissait cette violence armée d’une grande ampleur dans laquelle les populations étaient en proie aux pillages, aux massacres, aux tueries, au viol, etc…

J’ai perdu 15 membres de ma famille dont ma mère decédée à la Mission Catholoique de Duékoué le 19 Avril 2011, dont j’ai pu récupérer le corps contre paiement de 300 Mille Frs aux forces de l’Onuci pour le mettre à la morgue de l’hôpital…. C’est l’actualité qui m’oblige à sortir de mon silence, alors que j’avais décidé de me mettre en retrait pour ne pas gêner le travail de la CPI et des Avocats que nous avons commis, qui contrairement à ce qu’on peut entendre çà et là, font un travail remarquable dans le dossier devant la cour pénale internationale.

Voici donc les derniers événements qui m’amènent à apporter des clarifications afin d’éviter toutes les interprétations et les mensonges qui fleurissent de la part de ceux qui ont un intérêt particulier à ce que la cause Wê ne soit pas entendue et défendue.
De qouoi s’agit-il?

Je suis la Présidente de L’Ardef-e, Association des Ressortissants de Duékoué vivant en France pour venir en aide aux populations (traumatisées de l’Ouest ivoirien, sans distinction de nationalité, d’ethnie ou d’opinion politique) consécutivement à l’avènement de la rébellion qui depuis septembre 2002, semait la désolation en Côte d’Ivoire et particulièrement à l’Ouest du pays.

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Au départ, cette cohésion s’effectuait entre les
femmes dudit département en France au sein de l’Ong « Cri de Cœur » dont j’étais la Secrétaire Générale, avec pour Présidente, Madame Gnohou Jeanne dans le même esprit. En Février 2010, des élections ont été organisées par le comité de sages de notre communauté et j’ai été élue et investie en date du 2 Mai 2010. Nos actions menées en direction des victimes de la guerre sont nombreuses et s’inscrivent dans l’humanitaire depuis 2003, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’à l’étranger (lieux d’exil des réfugiés ivoiriens).

Rappel du contexte

En Juin 2011, la Cour Pénale Internationale avait lancé un appel à témoins invitant les victimes à se manifester car une procédure avait été initiée par l’Etat de Côte d’Ivoire devant la CPI aux fins de traduire les auteurs de graves crimes contre l’humanité, crimes de génocide. En date du 17 Juin 2011, par ma voix en qualité de Présidente des Ressortissants de Duékoué en France (Ardef-e), j’ai répondu à cet appel par l’envoi d’un dossier à la cour. En Novembre 2011 le président Gbagbo a été déporté à la CPI, avec son Ministre BLE Goudé, 2 ans plus tard.

A l’audience de confirmation de charges, on a remarqué qu’aucune victime de l’ouest n’a été prise en compte. Pourtant dans le rapport du procureur, suite à notre réponse à l’appel à témoins, la procédure ouverte prendrait en compte les événements de 2002 à la crise post-électorale. En Mai 2012, nous avons pris attache avec Maitre Basile Besnard pour nous assister dans la démarche auprès de la CPI.

Ainsi, nous avons organisé une conférence de presse avec l’aide de Monsieur Alain Toussaint diffusée par un maximum de chaines de télévision ; ce qui a donné un large écho dans le monde car nos images ont été opposées à Monsieur Ouattara qui effectuait sa première visite officielle en France en sa qualité de nouveau chef de l’Etat Ivoirien sur le plateau TV5
Ce dernier qui niait l’existence de ce génocide, dont les auteurs étaient ses partisans, en a été fort embarrassé.

Maître Bernard a ensuite écrit au Ministère des Affaires étrangères et au Président de l’Assemblée Nationale pour demander une enquête parlementaire ou une rencontre avec Monsieur Fabius. Malheureusement, pour des raisons politiques, Maitre Besnard nous a dit qu’il ne pouvait plus suivre notre dossier. En Août 2014, j’ai été approchée par un compatriote Amédée AKPANÉ, qui, selon lui souhaitait m’aider à faire avancer le dossier car la cause le mérite.

En Novembre donc nous avons commencé les travaux de mise en forme de tout le dossier. Durant les travaux, Mr Akpané m’a proposé d’élargir le champ d’action au niveau des autres départements Wê étant donné que les victimes dont il s’agit n’étaient pas toutes de Duékoué, J’ai donc convoqué une réunion au sein de l’Ardef-e pour entériner cette proposition.

Ainsi j’ai parcouru tous les pays à forte communauté Wê pour les inviter à créer une structure qui prendrait en compte tous les départements. A ce titre, j’ai fait l’Italie, la Grande Bretagne, la Suisse, Les USA et le Canada pour consulter mes frères et sœurs Wê. Voilà comment l’Ong «Solidarité Peuple Wê» a été créee en 2015.

I/ UN COMPLOT DE LONGUE DATE : QUI TIRE (NT) LES FICELLES ?

De la création et des objectifs de l’Ardef-E et Solidarité Peule WêLe même, Amédée Akpané qui m’a proposé de créer une structure de tous les Wê, me
demande encore de confier le dossier à « notre sœur » Maitre Habiba
TOURE, Franco-Guinéenne ; ce que j’ai refusé et il a fallu 3 mois pour me convaincre, comme si je savais.

Un soir de Février 2015 une rencontre a eu lieu à son cabinet pour évoquer les conditions particulières dans lesquelles la mission devrait se dérouler, surtout sur le plan financier, compte tenu de l’indigence des victimes. Maitre Touré en a pris acte, mais a tout de même rédigé une convention d’honoraires pour matérialiser sa mission (7.50€/dossier). Nos associations avaient dejà envoyé des représentants dans les villages et les camps de réfugiés pour continuer le travail d’identification et d’enregistrement des victimes entrepris depuis 2003 par mes soins.

Ce sont donc les Associations (SPW et Ardefe-e) sous la présidence de Martine KEI VAO qui ont pris attache avec les Avocats afin de mener diverses actions juridiques et judiciaires dont ils apprécieraient l’opportunité, notamment de déposer à la CPI les formulaires de dénonciation de crimes à lui transmettre par nos soins.L’esprit de la Convention
-La collecte d’informations auprès des victimes (membres de l’Association) est du ressort exclusif des 2 Associations
-Les Associations transmettent au conseil les données collectées (formulaires cpi)
-Une fois les données collectées transmises au conseil représenté par Maitre Habiba
Touré les 2 parties (l’Association et le conseil) les valident. Ensuite nous, nous
accordons sur le produit définitif devant être transmis à la CPI.

Notre connaissance du terrain et des victimes qui sont, autres que nous-mêmes a été utile dans le traitement des dossiers. En Juillet 2015, le jour de la signature de ladite convention, Maître TOURE m’a présenté Maitre Rodrigues Dadjé, Avocat au Barreau d’Abidjan Plateau avec lequel elle dit avoir toujours partagé des dossiers. Selon ses dires, Maître Dadjé devait s’occuper de la validation des formulaires de victimes que lui transmettraient nos représentants en Côte d’Ivoire chargés de la collecte des dossiers à travers les contrées du pays Wê.

Il en découle que Maitre DADJE n’est que son Collaborateur en ce qui concerne la réception des données collectées en Côte d’Ivoire par nos soins. La transmission des dossiers à Maitre Touré ou à son collaborateur Maitre Dadjé en Côte d’Ivoire n’engendrait aucun frais financier.

Mise en application des engagements L’Association a collecté du Ghana un lot de 715 et 385 de dossiers de Duékoué. Ces dossiers ont d’abord été photocopiés avant d’être remis au conseil qui a procédé au traitement approprié. Après analyse de ces dossiers, le conseil a retenu 1085 au final sur les 1100.Le conseil nous a associé sans aucune difficulté au traitement et à la transmission des formulaires définitifs à la CPI.

Des doubles de ces formulaires nous ont été remis. Cette collaboration a été faite à la satisfaction des uns et des autres (les rôles de chaque partie ayant été respectés) et sanctionnée par une conférence de presse commune en Février 2016. A aucun moment Madame TOURE ne nous a opposé la confidentialité et le secret professionnel. En Avril 2016, la CPI déclare enfin la dossier recevable, depuis l’appel à témoins en juin 2011

b°) Paradoxe

Contrairement à la première procédure appréciée de deux parties, nous constatons avec stupeur que pour le 2 e lot de 3000 dossiers collectés par nos soins auprès des victimes, membres des Associations et mis à la disposition en bout de chaîne du conseil, (Me Habiba Touré) n’a pas respecté le principe du travail collégial instauré avec les premiers dossiers.
Nous opposer chaque fois, l’alibi du « secret professionnel » pour en définitive, faire intervenir des amis et non des moindres dans notre dossier, c’était vraiment oser à mon sens.

Alors que le traitement des 1085 validés par la cour s’est déroulé, conformément aux principes énoncés plus haut, pour le second, le conseil nous a exclus de toutes les différentes étapes sous prétexte que ces dossiers seraient confidentiels désormais. Que cache ainsi l’attitude du Conseil ? N’étions-nous pas en droit d’avoir des réserves vis-à-vis de cette posture frappée de suspicion légitime ? D’autant que : Le conseil prétend que ce lot de 3000 dossiers qui serait hautement confidentiel, lui aurait été recommandé par les victimes directement. Nous rappelons que le principe de collaboration entre le conseil et nous établit que :

  • L’Association, qu’elle soit en France, ou ses démembrements en Côte d’Ivoireou au Ghana, collecte les informations relatives aux (victimes, membres de l’Association) et les met à la disposition du conseil, (Paris, Abidjan). Or ici, le Conseil s’adonne à une grosse violation de nos principes de collaboration.

En effet, le conseil nous apprend qu’il a été mandaté par des victimes et non par notre Association pour laquelle il est sensé travailler (Cf : Lettres du conseil du 21/11/16) Paragraphe 6 (pièce n). Raisonnons par l’absurde :
-Si tant est que le conseil a été mandaté par des victimes et non par notre Association, pourquoi, veut-il alors nous faire payer les prestations qui bénéficient à autrui ? Le conseil n’a-t-il pas frappé à la mauvaise porte en nous demandant de payer à la place de ses clients avec qui il dit gérer directement ?

Pour que nous soyons concernés, il aurait fallu que Maître Habiba Touré et son Collaborateur Me Dadjé mettent à notre disposition, les justificatifs que nous leur réclamons depuis toujours. Comment les Associations pourraient-elles payer une prestation qui n’a pas existée ? Car pour nous, l’existence de prestation se justifie par les doublons (copie) que le conseil devrait nous laisser faire, ainsi que les listings CPI. Dans le cas d’espèces nous réclamons en vain ces justificatifs.

Proposition Indécente Après Le Voyage Aux Etats-Unis Le 23 Septembre 2016, Me Dadjé et Maître Habiba, accompagnés de Monsieur Akpané m’avaient invité dans un restaurant de la place pour me faire part de certaines rencontres qu’ils auraient faites aux USA et au cours desquelles, des partenaires les auraient approchés pour financer notre dossier compte tenu de notre incapacité à faire face à leurs honoraires.

Ils m’ont indiquée que ces personnes/partenaires posaient comme condition pour leur aide, le changement de notre dénomination ou la création d’une nouvelle structure neutre où ne figurerait pas le nom Wê qui aurait pour eux une dimension trop ethnique. Devant cet état de fait et ne pouvant continuer à collaborer avec un conseil qui nous est désormais hostile, nous avons donc décidé lors d’une Assemble générale Extraordinaire en date du 16 Avril 2017 de les dessaisir de notre dossier.

C) De l’Intrusion de tiers dans le dossier dit « confidentiel » par Toure Habiba, le Conseil : Comment expliquer ou comprendre autrement que, le mandant que nous sommes (Ardef-e et SPW…), puissions être écartées du dossier Wê qui aux dires de Me Toure Habiba serait « confidentiel », pour se retrouver entre des mains non expertes voire intruses ?

Le Cas Demba Traoré : Lors d’un rendez-vous à son cabinet avec Monsieur Akpané, Madame Touré m’a présenté son ami Demba Traoré qu’elle a introduit dans notre dossier sans même nous prévenir. Il faut préciser que ce Monsieur Demba qui n’est ni avocat, ni victime, ni parti a eu accès à notre dossier sans se voir opposer la confidentialité qui nous est opposée
à nous qui sommes Mandants !!! Les responsables du média LGTV, plus précisément monsieur Demba Traoré, se vante sur les réseaux sociaux d’avoir en sa possession « l’intégralité du dossier Wê à la Cpi ».

Alors que les Mandants (Ardef-E et Association peuple Wê) sont tenus éloignés de ce dossier par Mme Toure Habiba au fallacieux prétexte de « confidentialité ». Ce lugubre personnage se vantait sur les réseaux sociaux de détenir notre dossier. (Pièce 1). A ce propos, Monsieur et ses amis ont créé une Ong de droit américain dénommée « Peace and Justice » selon eux et à la demande du Président Gbagbo, pour s’occuper d’indemniser les victimes Wê.

Plus tard, j’apprends que c’est Willy Bla qui est chargé par la même Nady Bamba de convaincre les dignitaires Wê aux fins de me désavouer pour récupérer ce dossier car, selon ses dires, ce dossier vaut des milliards. Des personnalités, susceptibles de m’influencer m’appelaient de toutes parts
et disent que c’est de la part de Madame Nady Bamba, pour m’ordonner de remettre le dossier Wê à Me Habiba comme si j’avais reçu une feuille de route pour constituer ce dossier. J’ignore à ce jour si cela est réel ou pas, mais toujours est-il que j’ai refusé sous aucun prétexte.

A toutes personnes éprises de justice, des populations ont été meurtries et garderont le restant de leur existence, les stigmates de ce drame. Si vous aviez été un Wê ; traqué, humilié, massacré, violé devant frères, époux et enfants, violé devant ceux pour qui, votre nudité est sacrée, éventrée malgré votre état de grossesse, brûlé vif, contraint à faire face à la mort, que feriez-vous à ma place ? Combien sont-ils déjà, ces Wé, massacrés, tués, violés, dépouillés, expropriés, chassés de chez eux ou ayant fui la mort, la mort dans l’âme ? » des milliers certainement dont le sort est ignoré du plus grand nombre à ce jour

III / UNE BATAILLE PERDUE D’AVANCE POUR LES INTRUS

Interventions diverses d’hommes politiques, menaces, chantage, pressions, injures, diffamation, etc… sont entre autres, mon lot quotidien, depuis que nous avons décidé, contre vents et marées, d’aller jusqu’au bout, dans la défense de la cause des victimes Wê que nous sommes, dans la tragédie qui s’est abattue sur la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002.
Nous continuons malgré tout, notre engagement des premières heures de cette lutte. Tendant la main vers les vrais défenseurs des Droits de l’homme et non, les sangsuesdu peuple.

Comment peut-on travailler ainsi à faire taire à jamais la société civile et toutes les ONG humanitaires qui œuvrent pour la protection et la défense des droits des personnes vulnérables telles que décrites dans le préambule de nos Associations ? A quelles fins Touré Habiba ou ses parrains, agissent-il ainsi au moment où les victimes Wè se trouvent encore pour beaucoup hors de leur terre natale, dans les camps de réfugiés à l’étranger pour les plus chanceux ?

I/ Maître Habiba engage une procédure de liquidation Des AssociationsArdef-E et Solidarité peuple WêLes Faits : Nous avons reçu un courrier rédigé le 9 avril 2019 à Bobigny, dans lequel le Bâtonnier du barreau de la Seine-Saint-Denis, Frédéric Gabet se référant à l’affaire Maitre Touré Habiba contre Kei Vao Martine présidente de Ardef-E et Solidarité peuple Wê, pendante devant les institutions judiciaires Françaises, nous apprend ce qui suit : « Vu le jugement du 19 Mars 2019 rendu par le Tribunal de Grande Instance de Pontoise, prononçant la liquidation judiciaire de l’Association Ardef-E et Solidarité Wê, désignant Maître Christian Hart de Keating en qualité de liquidateur… »

Selon donc cette décision, Ardef-E et Solidarité Wê sont en liquidation judiciaire. Autrement dit : Ces deux (2) associations seront légalement déclarées mortes, inexistantes du fait de la volonté de Maître Touré Habiba et Compagnies. Rappel : Madame Touré Habiba nous poursuivait déjà en justice devant le Bâtonnier de Bobigny pour :

Le non-paiement de ses honoraires La demande injustifiée concernant les honoraires et l’indemnité de rupture Premièrement, Maître TOURE ne peut décemment nous réclamer des honoraires pour 4044 dossiers, honoraires que nous reconnaissons par ailleurs et que nous nous sommes engagés à payer sous réserve de justification, et dans le même temps prétendre que les victimes l’ont désignée directement. Ce qui implique donc que nous ne l’avions pas désignée et qu’elle n’a rien à voir avec nous. Il n’en est rien et elle le sait.

  • Maîtres TOURE et DADJE font tout pour nier notre existence dans le dossier en nous indiquant qu’ils traitent désormais avec les victimes (qu’ils ne connaissent pas et qu’ils n’ont jamais rencontrés nulle part).
    Ils prétendent qu’en notre qualité d’Ong, donc personne morale, nous n’avons pas droit à accéder au dossier Sauf bien sûr quand il faut payer !! Nous avons donc contacté tous les comités de Victimes installés dans chaque contrée qui confirment bien le mandant qui nous a été donné de choisir et traiter en leur nom avec les avocats (Réactions des Victimes suite aux courriers des 21/11/16 et 14/12/16 de
    Madame Touré, à savoir les victimes nous ont mandatés
  • Si Maître TOURE s’entête à dire que les dossiers lui ont été confiés directement par les victimes, je l’inviterai dans ce cas à se tourner vers « ses clients » pour recouvrer ses honoraires et nous considérons comme ne lui devant rien. Deuxièmement, Depuis octobre 2016, j’ai reçu différentes notes d’honoraires avec différents montants, des frais qui s’ajoutaient ou étaient modifiées au gré des humeurs et des tentatives d’intimidation de mes anciens conseils, le derniers montants que nous réclament Habiba et Dadjé s’élèvent à 116.000€ (76.096.00 Cfa)
  • Les propos agressifs de Maître Dadjé dans l’attestation produite pour sa consœur Touré montre bien cette agressivité envers moi et nos nouveaux conseils Troisièmement, l’indemnité de rupture qui nous est réclamée n’est pas due pour deux raisons évoquées plus haut, Par conséquent, Madame TOURE, de par son attitude a mis un terme à notre collaboration. Dès lors, elle ne peut nous réclamer une indemnité de rupture.

B) Les conséquences de la décision de liquidation de nos deux associations à but non lucratif : La liquidation Judiciaire de Ardef-E et Solidarité peuple Wê met ces deux Associations représentées par Mme Martine Kei Vao en incapacité de payer des dettes que la partie plaignante lui attribuait jusque-là.

De ce fait, la dette de Maître Habiba est totalement éteinte et ne peut
désormais prétendre à aucune autre démarche vis à vis desdites Associations, via Martine Kei Vao, qui est libre de créer autant d’Associations qu’elle souhaite. En prince, c’est celui qui doit qui demande la dissolution pour ne pas payer. Un créancier qui fait liquider une Association ou un société pour impayé doit avoir une autre idée derrière la tête. Que nous réserve encore Demba et Habiba compagnie ?

IV/ Que devient la défense de la cause des victimes du pogrom des Wè et autres en Côte d’Ivoire

Le dossier devant la CPI, n’est en aucun cas n’est concerné par la liquidation des Associations car conduit par un autre conseil, désigné directement par les victimes, via les Mandats à lui délivré sous le contrôle de leur porte-parole, Madame Martine Kei Vao, de par son statut de victime, Par soucis d’organisation structurelle, une Association légitimée, toujours à la barre a été créée avec pour dénomination «Solidarité Wê » qui va desormais
s’occuper de la situation des victimes. Le travail se poursuit je demande aux victimes, où qu’elles se trouvent de demeurer sereines et être à la disposition de la cour et des Avocats pour tout renseignement nécessaire au dossier car les axes du combat sont toujours les mêmes

2/ Le 2 ème point de l’actualité est l’intervention de notre fille, Madame la Ministre Anne Ouloto et de Guillaume Soro qui se contredisent tous deux. Notre bourreau, Soro reconnait avoir engagé des mercenaires (Sam Bokari) pour nous exterminer et Anne dit qu’il n’en est rien puisqu’elle est vivante. Pour ma part, c’est une suite logique de son engagement aux côtés de Dramane Ouattara qui n’a pour mode de gouvernance l’extermination du peuple ivoirien. Le contraire aurait été pour moi une grande surprise.

Ce qui me pose problème ici est que Anne n’est malheureusement pas seule car il pilule en notre sein, plusieurs fils et filles qui oeuvrent dans ce sens pour préserver leurs acquis, au prix de notre sang. Le cas d’Evariste Meambly est lésion lorsque ce dernier avait effacé les traces du massacre de Nahibly en 2013 pour soi disant y construire des logements sociaux, alors que tout Duékoué est détruit. Combien d’élus et cadres Wê avez-vous déjà vu commémorer le génocide Wê depuis 2011 et pourquoi ?

A mon humble avis, le message de madame Ouloto s’adresse aux nouveaux élus We qui ont massivement adhéré au RHDP pour disent-ils développer notre région. Anne a été très claire dans ces propos en disant qu’au RHDP, on ne construit pas, mais on se renie et on détruit.

C’est en cela que je salue Madame Ehivet Gbagbo pour son geste à l’endroit de nos parents et le Fpi pour la reconnaissance du génocide Wê. J’espère vivement que par soucis de cohésion sociale d’autres organisations politiques ou civiles leur emboiteront le pas pour enclencher ce processus de réconciliation dans notre pays et ce, dans le respect scrupuleux de la Justice

V/ Conclusion :
Du fait des rumeurs visant à nous mettre sous tutelle, nous avons décidé de tenir cette conférence pour trois raisons :
1/ Nos détracteurs utilisent toujours le nom du Président Gbagbo pour soi disant nous demander de maintenir l’ex-conseil (Habiba-Dadjé) dans notre dossier et ce, malgré les graves manquements que nous venons de vous exposer, par le bais de son entourage dirigé qui nous persécute depuis deux ans.

3/ Dénoncer toute forme de déni du génocide Wê qui est spécifique et réel en demandant que ce dossier qui était pourtant très avancé soit dilué dans d’autres crimes perpétrés en Côte d’Ivoire.
4/Demander à la communauté internationale de faire pression sur le
gouvernement Ouattara pour ne pas gêner et étouffer la CPI sur les graves crimes commis sur civiles, notamment à l’ouest du pays où des miliers de Wê ont été ensevelis dans des fosses communes. Les lenteurs connues dans ce dossier afin de donner un coup d’accélérateur pour une justice équitable du génocide subit par le peuple Wê pour une réconciliation vraie et durable en Côte d’Ivoire,

5/ Enfin dire à ma sœur Ouloto qui nie l’existence de ce génocide, que c’est grace à la communauté internationale (croix rouge ; Caritas, Amnesty Internationale HRW que nous avons su à travers les médias qu’il y a eu un génocide à l’ouest pendant qu’elle se la coulait douce au Golfe Hôtel avec ses amis.

Nous profitons de cette tribune pour adresser nos sincères remerciements à tous ceux et celles qui sont sensibles à la cause des nôtres et qui se dressent d’une manière ou d’une autre à nos côtés, contre vents et marrées. En particulier nos sœurs et frères de la diaspora et ceux qui vivent au pays. Nous voudrions leur rappeler que pour les questions de justice et de survie des Wê, notre engagement ne faiblira pas.

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Prince Beganssou

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