Mamadou Touré : « On va demander à Soro de grandir un peu »

Le porte-parole adjoint du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP), Mamadou Touré, a qualifié mardi 11 juin 2019, les incessantes plaintes de l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, « d’enfantillages ». C’était lors d’une conférence de presse organisée par le RHDP, au Golf Hôtel d’Abidjan.

« Je pense qu’honnêtement ses plaintes s’assimilent plus à des enfantillages. Pleurer parce qu’on a enlevé le bonbon de la bouche (…). On va lui demander de grandir un peu », a-t-il assené au député de Ferkessédougou. Pour rappel, l’ex président de l’Assemblée nationale, en séjour en République Démocratique du Congo, avait dénoncé dans un texte publié sur sa page Facebook qu’il n’avait pas droit au salon d’honneur présidentiel de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny sous le régime actuel, au moment il occupait ce poste, alors qu’ailleurs il était reçu avec « faste et grandeur » par ses homologues.

A lire aussi : Soro attaque le Général Apalo Touré : Voici l’intégralité de sa déclaration qui secoue la Grande Muette

Des allégations vite recadrées par le ministre de la promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes. Selon Mamadou Touré, aucun Premier ministre sous le président Alassane Ouattara n’a eu accès au salon présidentiel. « Dans un pays, il y a des règles, il y a un ordre protocolaire. Nous-mêmes, accompagnant le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, qui part en mission, il passe par le salon d’honneur. Il n’y a que le vice-président et le président de la République qui ont accès au salon présidentiel. Çà été le cas même pour le vice-président Duncan, lorsqu’il était Premier ministre. Ça été le cas pour le président Ahoussou Jeannot lorsqu’il a été Premier ministre », a-t-il précisé.

Et d’ajouter : « Que Guillaume Soro dise que sous Gbagbo, il avait accès au salon présidentiel, (…) qu’il sache que les situations d’exception ne peuvent pas être érigées comme des règles ». Pour le porte-parole adjoint du RHDP, dans le désordre, faisant allusion au régime de l’ex président Laurent Gbagbo, « il y a eu des choses qui étaient possibles. Maintenant, nous sommes dans la normalité et avec le fonctionnement normal d’un Etat, où on revient donc sur les règles qui régissent les fonctionnements d’un Etat ».

Moïse Yao K.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Prince Beganssou

Précédent

Nestor Dahi : « La police m’a arrêté parce que j’aurais commenté les propos de Bédié »

Suivant

Guinée équatoriale : Adama Barrow rafle le Grand Prix bâtisseur devant des dinosaures de la politique africaine

Commentaires

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *