Le journal britannique The Economist accuse : « Ouattara met l’avenir ivoirien en péril »

Le journal britannique The Economist est catégorique : le Président « Alassane Ouattara met l’avenir ivoirien en péril ». Dans son édition imprimée du 26 septembre 2019, le journal pointe l’inattendu autocratie du pouvoir du RHDP et accuse nommément Alassane Ouattara d’en être la cause. Morceaux choisis.

L’économie de la Côte d’Ivoire est en plein essor, mais sa politique semble chancelante. Des élections l’année prochaine risquent de replonger le pays dans le conflit.

Le président est certes l’artisan de la spectaculaire croissance du pays. Mais il s’accroche au pouvoir, et risque de déclencher de nouveaux troubles. Peu de pays africains attirent autant les investisseurs que la Côte d’Ivoire. Son PIB, qui devrait croître de 7 % cette année, et d’autant en 2020, est l’un des plus dynamiques du continent.

A lire aussi : Côte d’Ivoire : « Alassane Ouattara, le vrai père de l’Ivoirité ? » (Opinion)

Alassane Ouattara, ancien économiste et président depuis 2011, est à l’origine de ce boom économique. Au cours de son mandat, le gouvernement a vendu des participations dans des sociétés d’État et investi dans de nouvelles routes et d’autres infrastructures. Mais la réforme économique n’a pas été accompagnée de changement politique, ce qui a suscité l’inquiétude avant l’élection présidentielle de l’année prochaine, selon laquelle le pays pourrait retomber dans le conflit.

Site The Economist du 26 septembre 2019 (version anglaise)

Des élections contestées en 2010 ont conduit à une terrible guerre civile d’une année. Son économie, qui devrait connaître une croissance supérieure à 7% cette année et l’année prochaine, est l’une des plus dynamiques en Afrique. Ses efforts pour réduire les formalités administratives et faciliter la création d’une entreprise ou l’obtention de prêts ont été salués par des entreprises privées et des institutions multilatérales telles que le FMI et la Banque mondiale, qui l’ont augmentée de 25 places en raison de sa facilité à faire des affaires. Depuis 2015.

Version française imprimée de The Economist

Le 23 septembre, Standard Chartered, une banque, l’a classée en tête de sa liste des 20 pays ayant le plus fort potentiel commercial. Une bonne part de cette réussite est à mettre au crédit d’Alassane Ouattara, l’ancien économiste qui préside la Côte d’Ivoire depuis 2011. Sous ses deux mandats, l’Etat a notamment vendu certaines des parts qu’il possédait dans des entreprises publiques et investi dans le réseau routier et d’autres infrastructures. Cette sagesse économique ne s’est cependant pas accompagnée d’un véritable changement politique.

D’où les inquiétudes qui se font jour à l’approche de l’élection présidentielle prévue l’an prochain. En 2010, une élection contestée s’était soldée par une guerre civile qui avait duré un an et fait 3000 morts. La première inquiétude concerne Alassane Ouattara lui-même, qui pourrait gâcher l’œuvre qu’il a accomplie en s’entêtant à se présenter pour un troisième mandat. La constitution de 2016 limite en effet à deux le nombre de mandats successifs possibles pour un président. Or, Alassane Ouattara soutient que les deux premiers mandats ne comptent pas et qu’il est en droit d’en briguer  deux autres. Une hypothèse qui rendrait l’opposition furieuse et pourrait remettre le feu aux poudres (Article disponible sur le site de The Economist, réservé aux abonnés).

Afriksoir avec The Economist

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Prince Beganssou

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