La loi sur la CEI devant les députés, le mardi Le RHDP ouvre les portes des contestations

Le projet de loi portant recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI) sera soumis aux députés le mardi 19 juillet 20149, à l’Assemblée nationale. Une répartition déjà dénoncée par certains observateurs, qui risque, si elle venait a être votée, de consacrer le début d’une crise sans fin.

Ce projet, qui est contesté par l’opposition, a été élaboré par le parti au pouvoir sans l’opposition significative et sans tenir compte de l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Cet arrêt a  jugé l’Etat de Côte d’Ivoire, « coupable de violations du droit des citoyens ivoiriens à choisir librement leurs dirigeants ». Malgré l’injonction de cette Cour, le gouvernement ivoirien a taillé sur mesure une CEI qui lui est largement favorable.

Pour l’opposition, avec cette Cei, le jeu est biaisé à la base et ne saurait conduire à des élections crédibles et équitables. L’opposition, notamment EDS, le PDCI, 23 partis d’opposition, et Lider, a accusé le pouvoir de pas vouloir faire une réforme en profondeur de la CEI telle que exigée par la « Cour africaine des droits de l’homme ». C’est pourquoi, d’ailleurs, si ce projet de loi sur la reforme de la CEI version Amadou Gon Coulibaly est effectivement soumis à la sagacité des députés, il est fort probable que les groupes parlementaires de l’opposition ne le votent pas.

Le groupe parlementaire du RHDP, ainsi débarrassé de toute entrave à sa volonté d’un passage en force, s’empressera de voter cette loi ouvrant ainsi la boîte de pandore et les portes des contestations. C’est donc une semaine de tous les dangers d’autant que l’opposition, depuis son meeting d’Anono affirme que cette loi ne passera pas.

Selon le texte adopté mercredi 3 juillet 2019 en Conseil des ministres, la Commission centrale de la « nouvelle Commission électorale indépendante (CEI) » sera composée d’un représentant du chef de l’État, d’un autre du ministère de l’Intérieur, d’un du Conseil national de la magistrature, de six représentants de la société civile (un avocat membre du Barreau, un représentant de la commission nationale des droits de l’homme et quatre d’ONG ), de trois du parti au pouvoir et de trois pour les partis de l’opposition. Soit un total de 15 membres, contre 17 actuellement.

F.K

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Prince Beganssou

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