La fille de Mabri dans une université en Écosse tandis que les universités ivoiriennes sont pourries : « Ils sont méchants ! »

Albert Toikeusse Mabri inuagurant une pompe villageoise le lundi 3 juin 2019

André Silver Konan demande de recentrer le débat autour du scandale causé par les images de la fille de Mabri, dans une université écossaise alors que les universités publiques ivoiriennes sont « pourries ».

Recentrons le débat. En ce qui me concerne, le problème n’est pas que le ministre Albert Toikeusse Mabri inscrive sa fille dans une école à l’étranger, précisément en Écosse. En effet, le problème est qu’il est ministre de l’Enseignement supérieur dans un pays où les universités sont pourries (l’expression n’est pas de moi). C’est tout le problème.

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Sa fille est inscrite dans une filière de gouvernance mondiale. Mabri a-t-il songé à apporter une réforme pour que cette filière soit enseignée dans au moins une université ivoirienne ? Question de responsabilité. Quelle est la réforme phare de Mabri en tant que ministre de l’Enseignement supérieur, allant dans le sens de l’amélioration de la qualité de l’enseignement supérieur ? C’est là le problème que nous posons.

En clair, nous posons en outre le principe de la responsabilité quand on est acteur de décision. Voici le débat. De fait, nos dirigeants africains se préoccupent peu de construire de bonnes routes parce qu’en se rendant dans une ville de leur propre pays, ils prennent un hélico.

La fille de Mabri dans une université en Écosse.

Nous ne devons plus accepter d’aller applaudir une personnalité qui a le pouvoir de construire de bonnes routes mais qui ne le fait pas parce qu’elle sait qu’elle prendra l’air si elle doit se rendre dans une contrée. Ainsi, cet égoïsme régalien qui n’est rien d’autre qu’une méprisante moquerie pour les peuples africains, doit cesser.

Mabri Touakeusse et sa fille
Mabri Touakeusse et sa fille

En plus, nos dirigeants se préoccupent peu de réformer le système de santé dans leurs pays, parce qu’ils peuvent se soigner à l’extérieur avec des prises en charges ponctionnées sur des fonds publics supportes par les pauvres que nous sommes, qui sommes condamnés a nous soigner dans des hôpitaux pourris qu’ils ne fréquenteront jamais. Ils sont méchants. Une méchanceté d’ailleurs criminelle. Tant que le regard de l’Africain ne changera pas sur cette attitude irrespectueuse des masses laborieuses, de nos élites au pouvoir, bien de choses ne changeront pas sûr ce continent pris en otage par une caste d’irresponsables égoïstes et arrogants qui nous narguent à longueur de journée avec leurs opulences usurpées.

Revenons au cas Mabri. Nous ne (…). La suite à lire ici

Côte d’Ivoire : « La réhabilitation des universités n’était que de la poudre de perlimpinpin » (Billon)

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