« Je ne connais personne sur cette terre qui dépose des armes chez lui et qui porte ces faits à la gendarmerie » (Avocat de Mangoua)

Les avocats du président du Conseil régional du Gbêkê Jacques Mangoua, par ailleurs vice-président du PDCI, sont mécontents du verdict du jeudi 03 octobre 2019, rendu par le tribunal de Bouaké. Lequel verdict condamne leur client à 5 ans de prison ferme, 5 millions FCFA d’amende et 5 ans de privation de ses droits civiques pour détention illégale d’armes et de munitions. Ils l’ont fait savoir ce mercredi 09 octobre 2019, au cours d’une conférence de presse au siège du PDCI, parti dirigé par l’ex-président Henri Konan Bédié.

Selon les avocats du président du Conseil régional du Gbêkê, Jacques Mangoua est « victime de complot », estimant que la décision des juges dans cette affaire est partiale. « Jacques Mangoua est victime d’un complot. Parce que moi je ne connais personne sur cette terre qui dépose des armes chez lui, qui est censé savoir que cette situation est infractionnelle et interdite, et qui porte ces faits à la gendarmerie. Si on est d’accord pour dire que M. Mangoua n’est pas fou, on est amené à dire qu’il a été victime d’un complot », a déclaré Me Luc Adjé, ex-bâtonnier de l’ordre des avocats.

A lire aussi : Côte d’Ivoire : Jacques Mangoua a été attiré dans un traquenard judiciaire, voici tout le récit

Pour lui, la décision rendue par le tribunal de Bouaké présidée par la juge Rosine Montchan « fait peur » pour l’avenir. « Ce procès fait peur, il me fait peur à moi-même. Il suffirait que quelqu’un jette quelque chose dans ma cour, il dénonce les faits et je me retrouve en prison », s’est-il inquiété. Et d’insister: « Tous ceux qui ont assisté à ce procès ont des raisons d’avoir peur, parce qu’il suffit qu’une chose soit à proximité de votre logement pour que vous soyez détenteur. C’est ce qui me fait peur. Poursuivant, Me Adjé Luc a signifié devant la presse avoir fait appel de cette décision.

« Comme c’est une décision de tribunal, la voie de recours que la loi prévoit, c’est l’appel. Nous avons donc interjeté appel. Nous attendons maintenant que le Tribunal puisse transmettre le dossier à la Cour d’Appel de Bouaké pour qu’elle fixe une date d’audience. Lorsque cette date sera fixée, une audience sera fixée devant la Cour d’Appel. A cette rencontre, nous allons présenter, à nouveau, les moyens de défense pour notre client, a-t-il mentionné.

Moïse Yao K.

  •  
    635
    Partages
  • 635
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Yao Moïse K

Read Previous

Côte d’Ivoire : Titrologie du jeudi 10 octobre 2019

Read Next

Le « neveu » écrit encore à Ahoussou : « Les soi-disant leaders qui ont renié leur père ont tous connu une fin tragique »

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *