« Je ne connais pas Ocampo », Bagarre policiers et Forces spéciales, etc : Les 10 grands flops de l’année 2019 en Côte d’Ivoire

Un élément des Forces spéciales cerné par des policiers au lycée classique d'Abidjan

Certains les qualifient de sorties controversées. Afrik Soir vous fait le récapitulatif des 10 flops de l’année.

Ouattara et les 11 universités : « En huit ans, nous avons construit huit universités » Le président de la République Alassane Ouattara. Président du RHDP, sur le plateau de Radio France internationale (RFI), dans une émission intitulée « Débat africain ». Diffusée le mardi 3 décembre 2019, à partir du Sénégal, avait annoncé avoir construit 8 universités en 8 ans. Et ce, à la surprise générale. « (…) En huit ans, nous avons construit huit universités par rapport aux 3 que nous avions il y a huit ans », avait déclaré Alassane Ouattara. En clair, à son arrivée au pouvoir en 2011, il existait déjà 5 universités en Côte d’Ivoire et non trois, comme il l’a signifié.En effet, la seule université construite à l’actif de la gouvernance du RHDP est celle de Man, créée par décret en 2015 et ouverte le 6 février 2017.

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Eudoxie Yao : « J’ai signé un contrat de plus de 30 millions ». La star ivoirienne des réseaux sociaux, avait été prise en flagrant délit de mensonge le vendredi 15 novembre 2019. Et pour cause, elle venait encore de faire parler d’elle et de la mauvaise manière. Sur Facebook, la « go bobaraba » avait fait une publication mensongère sur un contrat avec Megamonde, une société burkinabé de vente de moto.

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« J’ai signé un contrat de plus de 30 millions avec la société Megamonde. Cette société vend des motos de qualité supérieure à moindre coût. Megamonde est au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire précisément à Bouaké. N’hésitez pas à faire un tour dans tous les magasins Megamonde pour acheter des motos. Vous serez satisfaits à 100% (…) », avait-elle écrit. La société avait vite sorti un autre communiqué pour démentir ses propos et de préciser que le contrat signé avec Eudoxie Yao s’élevait à 250 000 FCFA.

Henri Konan Bédié :  » Le RHDP a fait son meeting à Paris avec de faux militants ». Le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), s’est attaqué ouvertement le jeudi 14 novembre 2019 à la mobilisation du RHDP à Paris en portant des accusations contre des Maliens. Il avait accusé le parti d’Alassane Ouattara d’avoir recruté des « Maliens » pour grossir les rangs d’un meeting organisé à Paris. « Le RHDP a fait son meeting à Paris avec de faux militants. Ils sont allés chercher des Maliens et ont partagé 100 euros », avait lâché Bédié devant un public acquis à sa cause. Cette accusation non vérifiée, avait fait libre court à la polémique, jusqu’au sein de son propre parti. En effet, ces propos confirmaient le sentiment xénophobe dont ses détracteurs l’accusent régulièrement.

« La bagarre policiers-forces spéciales ». Une dizaine d’éléments des Forces spéciales de Côte d’Ivoire qui se sont introduits dans les locaux de la préfecture de police d’Abidjan le jeudi 19 septembre 2019, en vue de libérer de force des détenus, ont été matés par les policiers présents et faits prisonniers. Le raid s’est soldé par la défaite des Forces spéciales face à la détermination des policiers. Ces derniers ont tenu en respect ‘’les assaillants’’ avant d’immobiliser leur véhicule. Le samedi 21 septembre 2019, des éléments incontrôlés des Forces spéciales ont aussi lancé un assaut sur un groupe de policiers au lycée classique d’Abidjan où se déroulait une composition en vue du concours d’entrée à la police. Le bilan faisait état de sept blessés parmi les Forces spéciales et un blessé du côté des policiers.

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« L’épandage de sang chez Bédié ». Un groupe de jeunes dont des loubards conduits par Awassa Abdoul, un responsable du Mouvement national de soutien aux actions d’Hamed Bakayoko (MNSAHB) ont initié le mardi 11 juin 2019 un sit-in dans le périmètre de la résidence abidjanaise d’Henri Konan Bédié. Quelques minutes après, les manifestants ont gagné le domicile du président du PDCI-RDA. Plusieurs d’entre eux portaient des tee-shirts rouges. Le meneur des manifestants, Awassa Abdoul, tenait ainsi un sceau contenant un liquide rouge vif qu’il avait déversé le long de la clôture de Bédié.

Ils voulaient par ce geste, marquer leur désarroi face aux propos tenus par ce dernier le 8 juin 2019 contre l’orpaillage clandestin. « Nous sommes ici, ce jour, devant la résidence du président Henri Konan Bédié. Nous, jeunes du Grand-Centre, nous jeunes de la Côte d’Ivoire, nous jeunes de la région de l’Iffou, la région du président Henri Konan Bédié, sommes venus ici, pour lui demander par ailleurs d’arrêter de sacrifier notre avenir. Depuis très longtemps, à cause de lui, le sang des Ivoiriens est versé sur la terre du président Félix Houphouët-Boigny », avait précisé Awassa.

Kobenan Kouassi Adjoumani : « Nous n’avons pas peur d’enrôler des étrangers ». Le porte-parole principal du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), a animé une conférence de presse le mardi 11 juin 2019. En réponse aux propos tenus par le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié, lors de sa récente sortie sur la présence des étrangers dans l’orpaillage clandestin. Il a déclaré que son parti, le RHDP, n’a pas peur d’enrôler des étrangers pour l’élection présidentielle de 2020.

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« La ruée vers le RHDP est de plus en plus importante. Nous n’avons pas peur d’aller aux élections. Et nous n’avons pas peur d’enrôler des étrangers pour constituer notre électorat. Nous avons confiance en nous », avait lâché le porte-parole du parti d’Alassane Ouattara. Cette sortie de route avait suscité de vives réactions jusqu’au sommet de l’Etat. Certaines sources proches de la présidence affirment que le Président Alassane Ouattara avait exprimé sa colère contre son ministre-porte-parole du RHDP.

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« Interdiction des motos-taxis à Abidjan ». Amadou Koné, ministre des Transports ivoirien, dans un communiqué, avait interdit le jeudi 2 mai 2019 les motos-taxis à Abidjan. A travers le même communiqué, il avait affirmé « examiner la situation ». Et que des autorisations seraient accordées à ceux de l’intérieur. « Le ministre des Transports invite tous les propriétaires et conducteurs de motos-taxis à Abidjan à procéder à l’arrêt immédiat de leurs activités sous peine de voir leurs moyens de transport être mis en fourrière, sans préjudice des amendes et sanctions pénales prévues par les textes en vigueur », avait rappelé son service de communication.

Au même moment, le gouvernement ivoirien « finalisait » un marché avec l’entreprise française Heetch. Celle-ci battait en brèche la mesure d’interdiction du gouvernement. « La législation ivoirienne selon nos avocats, n’interdit pas les motos-taxis. Ce n’est pas illégal, ce n’est pas légal », avait tranché Patrick Pederson, directeur général Afrique de Heetch.

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« Inauguration des feux tricolores par Félix Anoblé à San-Pedro ». Le maire-secrétaire d’Etat de San-Pedro a procédé à la mise sous tension de feux tricolores de sa commune, au quartier COLAS le vendredi 10 mars 2019. Cette cérémonie officielle inaugurale s’est faite en grande pompe. Alors que le phénomène des feux tricolores ressemble à un fait banal dans la deuxième ville portuaire de Côte d’Ivoire. La mairie de la ville avait doté le carrefour CP1 sis au quartier COLAS, de feux tricolores à San-Pedro. Précisément sur la nouvelle voie bitumée qui mène au quartier Zimbabwe. Plusieurs officiels ont été déplacés, avec des véhicules administratifs alors que les feux ne sont pas nouveaux à San-Pedro. Veste-cravates, discours, interviews, etc. ont marqué cette cérémonie officielle.

« Je ne connais pas Ocampo de Ouattara Le chef de l’Etat ». Alassane Ouattara, répondant à la question de Radio France internationale (RFI) le 11 février 2019. A la question de savoir s’il avait « des liens très forts » avec le premier procureur de la CPI Moreno-Ocampo. Il affirme : « Je ne le connaissais pratiquement pas. Je l’ai eu au téléphone une ou deux fois. Je me suis même fâché une fois avec lui. Laissons la justice faire son travail ; ce serait plus simple. Pensons à ces 3 000 morts. Ces ivoiriens qui ont quand même été massacrés. Nous continuons nos enquêtes pour voir quels sont ceux qui sont responsables de ces crimes ». En Côte d’Ivoire, cette déclaration avait suscité la polémique. Car les deux hommes s’étaient en réalité rencontrés plusieurs fois, notamment à propos du dossier Laurent Gbagbo. Et les échanges entre les autorités ivoiriennes et la CPI ont été nombreux.

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Pour preuve, le 26 novembre 2011, quatre jours avant le transfèrement de Laurent Gbagbo à La Haye. En outre, le 1er juin 2012, les deux hommes ont eu près d’une heure de tête-à-tête. Les hommages à Ouattara L’année 2019, aura été marquée par les cérémonies de reconnaissance et d’hommage au chef de l’Etat, Alassane Ouattara. En outre, les cadres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) de plusieurs régions du pays se sont prêtés à cet exercice. Laissant croire au retour des vieilles pratiques du parti unique. Notamment à Tiébisssou le samedi 5 octobre 2019, le vendredi 3 mai 2019 à Sikensi, à la faveur des cadres de cette ville et de la région de l’Agnéby-Tiassa. Le samedi 10 août 2019, ce fût au tour des cadres de la région du Bélier (Yamoussoukro).

Par conséquent, d’autres régions ont abrité cette journée trois fois en moins d’un an, montrant leur loyauté à Ouattara. A savoir, la ville natale de l’ex-président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, qui a abrité le samedi 27 juillet 2019 pour la troisième fois une cérémonie de reconnaissance et aussi d’hommage dite des « populations du grand Nord » au chef de l’État, président du RHDP. Le dimanche 15 décembre 2019, ce fût au tour de la région de l’Indénié-Djuablin de l’organiser pour la troisième fois. En somme, les cadres RHDP des différentes régions ne lésinent pas sur les moyens pour faire plaisir à leur mentor. Ces journées d`hommage ne sont donc pas de simples cérémonies, mais bien une manifestation qui cache assurément une peur.

Karina Fofana

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