« J’aurais pu faire comme Ahoussou et je serais choyé par le RHDP » (Soro)

Guillaume Soro attaque Ahoussou Jeannot, Charles Koffi Diby et tous ceux à qui il avait été exigé d’opérer un choix entre leurs tabourets au RHDP et l’opposition. Samedi à Londres, l’ex-président de l’Assemblée nationale est revenu sur les raisons de ses déboires avec le Président Alassane Ouattara. Morceaux choisis.

Moi, je prends mes responsabilités. Et c’est justement parce que j’ai pris mes responsabilités que le torchon brûle avec le RHDP. J’aurais pu faire comme Ahoussou Kouadio. Je me tais, je ne demande pas la libération de Gbagbo, je ne demande pas pardon. Moi, j’étais président de l’Assemblée nationale en 2017 quand, pour la première fois, publiquement, du perchoir de l’Assemblée nationale, je me suis levé pour dire qu’il y a des prisonniers politiques en Côte d’Ivoire, il faut libérer les prisonniers politiques.

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Est-ce qu’avant cela, quelqu’un avait osé le faire ?  C’est parce que je me comportais comme ça que le torchon a commencé à brûler avec le RHDP. Je pouvais me taire aussi comme tous les doyens qui sont en Côte d’Ivoire et je serais un enfant choyé du RHDP. Le RHDP serait en train de me fêter aujourd’hui.

Soro attaque Ahoussou

C’est parce que moi j’ai décidé d’aller dans la réconciliation, demander la libération des uns et des autres que le torchon brûle. Sinon on était tous présidents d’Institutions. Il y avait moi, Ahoussou Jeannot, Diby Charles… A chacun d’entre eux, on a dit tu vas au RHDP ou bien tu quittes ton poste. Parmi tous ceux-là, lequel a libéré son tabouret ? C’est moi.

Guillaume Soro attaque Ahoussou à Londres le samedi 9 novembre 2019.
Guillaume Soro à Londres le samedi 9 novembre 2019

J’aurais pu ne pas libérer le tabouret que je serais assis là-bas. Vous croyez que si moi j’étais assis là-bas, les choses seraient aussi simples ? Quand je me suis levé du haut de ma tribune à l’Assemblée nationale pour demander la libération des prisonniers politiques, c’était un tonnerre dans le ciel de la Côte d’Ivoire, ça a fait bouger les choses. Quelques mois après, beaucoup de choses se sont passées. C’était la colère contre Guillaume Soro.

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