Guinée : Condé accepte le report des législatives sur pression des religieux

Prévues pour se dérouler le 16 février 2020, les élections législatives en Guinée n’auront pas lieu à cette date. Sur pression des religieux, Alpha Condé accepte le report: Condé accepte le report des législatives sur pression des religieux «Les élections législatives initialement prévues pour le 16 février 2020 sont reportées au 1er mars 2020», indique le décret signé d’Alpha Condé.

Sans mentionner les raisons de ce énième report notons qu’il n’est pas à son premier du genre. En effet, le parlement guinéen appris fonctions en janvier 2014 pour un mandat de cinq ans. Des élections devaient se tenir fin 2018 ou début 2019, mais n’ont pas pu avoir lieu pour des raisons  »politiques et techniques ». La date du 28 décembre 2019 également avait été proposée sans succès. La décision du report selon des observateurs fait suite à une demande des chefs religieux pour tenter d’apaiser le climat politique très tendu.

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Condé accepte le report des législatives sur pression des religieux

La volonté d’Alpha Condé de briguer un troisième mandat n’est pas du goût de l’opposition. Les religieux ont donc décidé de jouer leur partition. Après avoir rencontré Alpha Condé, ils ont aussi pu convaincre les opposants à surseoir à toute manifestation dans le pays durant la période des élections législatives. Notons que l’opposition guinéenne, voit en ces élections législatives une manœuvre du président Condé pour renforcer son pouvoir. Elle avait donc annoncé boycotter et empêcher ces élections.

Condé report législatives . Manifestation contre un 3è mandat d'Alpha Condé à Conakry, en Guinée, le jeudi 7 novembre 2019
Manifestation contre un 3è mandat d’Alpha Condé à Conakry, en Guinée, le jeudi 7 novembre 2019

Réunis au sein du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), l’opposition Guinéenne mène depuis le mois octobre 2019 la contestation contre une quelconque révision de la constitution pour permettre à Alpha Condé de rester au pouvoir. Des marches qui se transforment très souvent en soulèvements populaires. Et, réprimés par les forces de l’ordre. On note au moins 28 civils et un gendarme tués dans ces heurts.

Roxane Ouattara

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