Droits de l’Homme et transparence démocratique : La Côte d’Ivoire épinglée par l’Allemagne, la Bulgarie et la France à Genève

La 33e session de l’Examen périodique universelle (EPU) s’est tenue à Génève. Plusieurs pays ont fait des recommandations à la Côte d’Ivoire en matière des droits de l’homme.

A l’issue de sa mission, Aimée Zebeyoux, la Secrétaire d’Etat auprès du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, chargée des Droits de l’Homme s’est félicitée de la rencontre. « La quasi-totalité des Etats présents mardi à Genève au troisième passage de la Côte d’Ivoire à l’examen périodique universel (EPU), l’ont félicitée pour ses progrès réalisés en matière de valorisation et de protection des droits de l’homme », indique une note d’information gouvernementale.

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Dans les faits, l’expression « la quasi totalité » semble un euphémisme. La réalité est plus mitigée. L’Observatoire ivoirien des droits de l’homme (OIDH) qui a assisté à la rencontre, a dévoilé d’autres réalités. En effet, l’ONG révèle que plusieurs recommandations ont été faites à la Côte d’Ivoire, terme diplomatique pour désigner des injonctions.

Critiques de l’Allemagne, la Bulgarie et la France

« Dans le domaine de la justice, l’Allemagne souhaiterait que « la Côte d’Ivoire réduise la surpopulation carcérale en veillant à ce qu’aucun détenu préventif ne reste en prison au-delà des délais prévus par la loi ».
L’Equateur préconise « l’adoption de mesures nécessaires à l’indépendance du pouvoir judiciaire et l’impartialité de ses décisions, puis le renforcement de la coopération avec les mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits de l’homme », révèle l’OIDH au terme de l’Examen périodique universelle.

« Dans le domaine du genre, la Bulgarie recommande à la Côte d’Ivoire « d’examiner les dispositions juridiques qui empêchent la participation sur un pied d’égalité des femmes dans les affaires publiques et politiques, de prendre des mesures appropriées pour garantir une meilleure représentativité des femmes dans les affaires publiques et d’encourager les femmes à se présenter aux élections.»

« Dans le domaine de la démocratie (réforme de la CEI, ouverture démocratique, dialogue politique, NDLR) la France recommande à la Côte d’Ivoire « de prendre des mesures afin de garantir que les prochaines élections soient crédibles et transparentes », indique l’ONG.

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Prince Beganssou

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