Drogba confirme le scoop d’Afriksoir : « Le foot ivoirien est dans une mauvaise passe, je pourrais être intéressé par la FIF »

Didier Drogba primé en France le dimanche 19 mai 2019

Dans une interview accordée à RFI dans l’émission ‘’Radio foot internationale, Didier Drogba s’est prononcé sur son éventuelle candidature au poste président de la fédération ivoirienne de football (FIF). Il a dit qu’il pourrait être intéressé par le poste. L’ex-international compte apporter son expérience et rassembler tous autours de l’équipe nationale.

Il y a des rumeurs qui disent en Côte d’Ivoire que vous préparez votre candidature pour la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF). Que répondez-vous ?

J’ai vu un peu tout le remue-ménage qu’il y a autour du football ivoirien et je sais que cette candidature pourrait m’intéresser. Parce que je connais bien le football ivoirien étant en équipe nationale pendant plusieurs années, j’ai côtoyé beaucoup de dirigeants. Dans ces dernières années, je me suis beaucoup investi dans le football ivoirien. C’est quelque chose qui pourrait vraiment m’intéresser parce que j’ai envie d’apporter au football ivoirien et africain. Mais je n’ai pas encore pris ma décision. J’y réfléchis pour le moment mais si toutes les conditions sont réunies pourquoi pas ? Le football ivoirien est actuellement dans une mauvaise passe notamment le manque d’infrastructures, le manque de championnat de jeune et de filles. Or ce sont des exigences de la FIFA.

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Est-ce des raisons pour lesquelles vous serez candidat pour changer ça ?

Ça serait vraiment les raisons pour lesquelles je pourrais m’investir. Pratiquer un peu plus ou de manière très forte dans le football ivoirien. On a vécu de belles années avec la génération précédente. Notamment celle des Drogba, Touré, Zokora et autres. Et là nous sommes dans une période où nous avons de bons joueurs mais pour franchir un cap pour faire partie de ces grandes équipes il faut travailler sur un projet de renaissance dans tous les secteurs que vous avez cité. Parce qu’il faut faire une meilleure qualification ; il faut avoir une vision qui va permettre à travers la formation des jeunes d’avoir des joueurs de qualité.

Pour pouvoir opérer cette formation, il faut des infrastructures pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) à venir surtout pour avoir des jeunes compétitifs et aider les efforts qui sont faits par tous les centres de formations en Côte d’Ivoire. Par exemple celui de Jacqueville, ceux de Bouaké, Yamoussoukro même l’Asec Mimosas. Il faut aider tous ces centres de formation à se structurer à l’instar des organisations européennes, américaines ou sud-américaines etc.

Est-ce à cause de votre savoir-faire, votre expérience parce que vous avez joué dans de grands clubs notamment en Europe qui pourrait vous aider à travailler si jamais vous étiez président de la fédération ?

J’ai joué certes en Europe, en Asie, en Turquie aux Etats unis donc je peux m’inspirer de ces différents fonctionnements. Je m’appuierai sur mon expérience mais il y a aussi celle de ceux qui sont déjà dans le football ivoirien. Ça ne peut se faire tout seul. J’en avais parlé il y a un an ou deux de cela lorsque je parlais du rassemblement de tous autour du football ivoirien pour enclencher sa renaissance. Il y a un an et demi vous aviez parlé d’organisation des états généraux.

Si vous étiez candidat est ce que ça ferait partie de vos propositions ?

Oui, il faut qu’on voit où nous en sommes pour prévoir et planifier l’avenir du football ivoirien. Parce que la Côte d’Ivoire est un pays qui doit maintenant être présente à toutes les coupes du monde. Il faut espérer un jour excéder les quarts de finales et se retrouver en finale et même remporter la coupe du monde. Mais cela se prépare. A l’issue des états généraux beaucoup d’idées peuvent y ressortir.

Avez-vous été déçu de voir que les Eléphants ne participent à la dernière coupe du monde et qu’aux dernières CAN on ne parle énormément de la Côte d’Ivoire ?

Les échecs arrivent. Dans mes débuts en équipe nationale, nous n’étions pas qualifiés à la CAN pour la Tunisie. Ce sont des choses qui arrivent. C’est vrai que nous avions un groupe qui avait plus de réussite que d’échecs parce qu’il y avait une vision commune du fait qu’on se retrouvait tous dans le même sens. Tout le pays était derrière l’équipe nationale. Nous regardions tous dans le même sens. Là j’ai été déçu en tant que supporters que la Côte d’Ivoire soit sortie en huitième de finale de la CAN. Pour ce qui est de la coupe du monde, nous joueurs avions permis à la Côte d’Ivoire de participer à trois coupes du monde d’affilé. Nous étions un peu déçu que la génération d’après ne puisse pas continuer mais c’est un mal pour un bien. Parce que ça permet d’appuyer sur tous les points sensibles qui font qu’on n’est plus au niveau qu’on souhaitait.

Avez-vous une baguette magique parce qu’il y a une vraie scission au niveau du football ivoirien. Il y a la fédération d’un côté, le Groupe des dix (GX) de l’autre côté. Avez-vous des contacts des deux côtés ? Est-ce que la santé du football reflète cette scission ?

Je pense que ce qui se passe au niveau des résultats n’est pas forcement anodin. Le football ivoirien est quand même une situation assez complexe. Si jamais je me décide de me lancer je ne prendrai pas partie pour l’un ou l’autre mais mon rôle sera de rassembler.

Propos recueillis par Karina Fofana sur RFI.

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