DJ Arafat, 1 mois après sa mort : Son interview-testament que vous n’avez jamais lue !

Dans une interview accordée à Ivoir TV Music avant sa mort survenue le 12 août 2019, à Abidjan, DJ Arafat parle de ses rapports avec les autres artistes du coupé-décalé, de son intimité, de son rapport à la spiritualité. Il parle de ses méthodes et de sa stratégie pour rester le meilleur. DJ Arafat interview-testament d’un artiste à l’énorme talent, trop tôt disparu.

Qu’est ce qui se passe dans la tête de DJ Arafat quand il est en conflit avec quelqu’un ? Vous êtes allé jusqu’à traiter Francky Dicaprio de sidéen. Vous êtes allé jusqu’à descendre la carrière de certains.

Soit on te mange, soit c’est toi qui manges. Je ne vais jamais te dire ce que j’ai dans la tête lorsque je suis en conflit avec quelqu’un. Sinon, c’est te donner mon plus grand secret. J’avoue que hormis ça, notre mouvement serait déjà mort. Et qu’est-ce que nous allions faire dans ce cas ? Retourner dans les cabines de DJ ? Désolé. Si tu m’attaques le premier, sache que je vais répliquer.

Mais Serge Beynaud ne vous a jamais attaqué en première position ? Vous avez été le premier à le faire.

Oui, j’ai juste fait ça pour qu’il s’en sorte un peu. Aujourd’hui, il a une villa, une voiture. Vous n’êtes pas content ? Mon intention était de l’emmener à travailler.

Vous aviez dit que si vous ne faisiez pas cela, le mouvement allait mourir. Mais je pense que le coupé-décalé est en baisse parce que lorsqu’un mouvement est fort, il a beaucoup d’artistes.  Est-ce parce qu’il n y a pas assez de talents dans votre milieu ? Normalement, il devrait avoir plusieurs qui cartonnent comme vous, mais il n’y a que cinq ou six personnes qui se démarquent. Comment expliquez-vous cela ?

Si nous avions la même intelligence on serait tous ce que vous voudriez.

Voulez-vous donc dire que les autres manquent d’intelligence ?

Ils sont très intelligents, très talentueux d’ailleurs. Après je me suis révisé pour faire évoluer mon style musical. Bebi Philip était le meilleur des arrangeurs de Côte d’Ivoire. Il y a eu des ennuis entre lui et moi. C’était au temps du « Kpangor »  lorsque j’arrivais nouvellement dans le milieu. Vu qu’il fut le meilleur des arrangeurs, c’est en ce moment précis qu’il a choisi pour ne plus arranger mes sons. Cela dure quinze ans. Imaginez-vous quelqu’un qui est le numéro un des arrangeurs de Côte d’Ivoire qui te lâche tout d’un coup. Comment fais-tu pour mettre ton talent en valeur ? Il voulait tout simplement me détruire. Pour quelqu’un qui n’est pas arrangeur et pour un problème d’ordinateur, tu décides de ne plus être son arrangeur. Pourtant, lorsque j’arrive, je paye son argent comme il se doit. S’agissant du « Kpangor», je lui ai payé 300. 000 FCFA. Il ne sait pas comment j’ai eu cet argent. A partir de là, je (…)

La suite et l’intégralité de cette interview-testament à retrouver en cliquant sur ce lien

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Afrik Soir

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