Danièle Boni Claverie : « L’opposition ne se reconnait pas dans les propos d’Affi »

Danièle Boni-Claverie le 26 juin 2018 à Abidjan

Un décryptage de l’actualité politique nationale. C’est l’exercice auquel s’est livrée, hier, la présidente de l’Union Républicaine pour la démocratie (URD). Danièle Boni Claverie était face à la presse en sa résidence privée à Cocody-Riviera.  Les tensions inhérentes à l’élection présidentielle de 2020,  le dialogue politique qui ne prospère pas, le passage en force du gouvernement à propos de la CEI,  le refus de l’opposition de désigner des représentants au sein de la Commission électorale indépendante (CEI), voici entre autres  sujets  abordés par la présidente de l’Urd.

Interrogée sur la reprise des négociations sur la réforme de la CEI, la présidente de l’Urd a tenu à réaffirmer la position de l’opposition significative sur cette question. « Ce que je constate, c’est que l’on veut vendre à l’opinion nationale deux oppositions. L’une qui serait policée et l’autre qui aurait le couteau entre les dents et dont le seul objectif serait d’en découdre avec le pouvoir. Nous disons et nous soutenons que la réforme de la Commission électorale est essentielle car elle a toujours été au cœur des débats  et surtout au centre de nos conflits électoraux.

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Donc nous nous disons qu’une CEI contestée aura comme répercussions de remettre en cause tout résultat qui pourrait être donné. A partir de là, nous savons très bien, par expérience, ce sur quoi cela peut déboucher » a expliqué Danièle Boni Claverie avant de faire un rappel pour rafraichir les mémoires en ces termes : « En 2003 à Marcoussis, la Commission électorale était au cœur des débats et l’opposition d’alors faisait de l’indépendance de la CEIson cheval de bataille et surtout elle en faisait son point d’équilibre de l’instauration démocratique dans le pays. Les principes devraient être les mêmes ». Rappelle-t-elle.

A l’en croire, les négociations engagées par le président Pascal Affi N’guessan qui dit intégrer la CEI pour continuer les négociations avec le gouvernement, ne concernent pas l’opposition, ne peuvent fragiliser cette opposition significative. « Quand je constate qu’il y a eu des réunions  en catimini et que le résultat qu’on nous donne, c’est l’obtention d’un poste de vice-président, j’estime que le résultat  est vraiment infime. La réforme que nous avions proposée avec la société civile, c’est une réforme qui donne le fonctionnement de la CEIà la société civile et qui faisait que le politique ne devenait qu’observateur et contrôleur. C’est vraiment une révolution dont le pays a besoin pour retrouver la confiance.

Si on nous enlève cela sous nos pieds, nous constaterons. Dans tous les cas, l’opposition ne se reconnait pas dans ces propos et que cela ne changera pas la donne car nous savons qui est qui. A partir de là, il n’y aura pas une fracture supplémentaire au niveau de l’opposition. Nous allons continuer notre combat car nous sommes convaincus   que la CEI, pour qu’elle puisse véritablement être acceptée par tous, doit susciter des solutions consensuelles » a relevé Mme Claverie.  Qui n’a pas manqué d’émettre un avis sur  la mise en place du nouveau gouvernement de 55 membres. « Ce n’est pas à moi de mesurer la combativité de ceux qui sont entrés dans ce gouvernement et dont on suppose que la feuille de route, c’est la victoire du RHDP », a noté la présidente de l’URD.

JEROME N’DRI

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