CPI : Une nouvelle demande de liberté introduite par les avocats de Gbagbo

Laurent Gbagbo lors de son procès à la CPI

Les avocats de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, acquitté d’accusations de crimes contre l’humanité et en liberté conditionnelle en Belgique, ont de nouveau demandé lundi 07 octobre 2019, à la chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) de permettre sa « mise en liberté immédiate et sans condition ».

Dans une requête d’une vingtaine de pages, dont Afriksoir.net a reçu copie, la défense de Laurent Gbagbo conteste la décision prise par la chambre d’appel, le 1er février 2019, visant à imposer des conditions à la mise en liberté de l’ancien président ivoirien.

Pour les avocats de Laurent Gbagbo, cette décision n’est « fondée ni juridiquement ni factuellement ». Bien qu’acquitté et libéré, l’ancien président ivoirien « ne peut jouir du droit le plus fondamental qui soit : le droit à la liberté. Il ne peut se déplacer où il veut, il ne peut tenir publiquement les propos qu’il veut, il ne peut participer aux réunions publiques auxquelles il voudrait participer (…).

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Autrement dit, ce sont ses droits, tous les droits qui constituent la liberté qui sont ici atteints du fait de la décision des Juges de la Chambre d’appel », a réagi Me Emmanuel Altit. Et de se demander: « Au nom de quoi une personne reconnue innocente pourrait-elle se voir refuser son droit à la liberté ? Selon lui, « la liberté d’un homme acquitté est absolue et ne peut être qu’absolue parce que, son innocence ayant été reconnue, il dispose de tous ses droits, dont celui le plus essentiel qui le constitue comme être humain, celui à la liberté ».

En détention depuis plus de sept ans, avant d’être libéré avec condition en janvier 2019, Laurent Gbagbo était jugé pour des crimes commis pendant la crise de 2010-2011, née de son refus de céder le pouvoir à son rival, l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara. Il avait finalement été arrêté en avril 2011 par les forces républicaines du président Ouattara, soutenues par l’ONU et la France. Il est le premier ancien chef d’État à avoir été remis à la CPI.

Moïse Yao K.

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