Côte d’Ivoire : Une affaire de fraudes électorales secoue encore le Burida

Le groupe d’artistes réunis au sein de la plateforme “Légalité et Transparence” a animé, hier, une conférence de presse, à la Maison de la presse, au Plateau. Un mois, jour pour jour, après la dernière rencontre avec les médias au cours de laquelle ils ont dénoncé la dernière élection de l’Assemblée générale (Ag) du Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) et la fraude qui a eu lieu, David Tayorault, Pat Sako, Bilé Didier et les autres se sont, à nouveau, exprimés.

Cette fois-ci pour apporter les preuves de leurs accusations, relativement à cette élection au sein des collèges. Avant de dévoiler les éléments sur lesquels ils fondent leurs doutes sur les dernières élections pour le renouvellement de l’Ag, David Tayorault, président de “Légalité et Transparence”, a réclamé au ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman, une enquête affinée pour situer les responsabilités.

Selon lui,  des similitudes existent entre les agissements du directeur général intérimaire et les artistes réunis au sein de la Cacb (Collectif des artistes pour le changement au Burida. Par ailleurs, dans un élément diffusé via vidéo projecteur, “Légalité et Transparence” démontre la fraude.

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En effet, il ressort de cet élément que des artistes “Associés simples”, donc pas éligibles selon les textes du Burida, se sont retrouvés élus au terme des dernières élections. David Tayorault et ses amis dénoncent également des achats de conscience lors de ce scrutin. Un enregistrement audio, présenté comme étant une conversation entre un artiste et un interlocuteur tentant d’acheter sa voix, a été diffusée également.

Un autre fait, impliquant Fadal Dey, membre influent de la Cacb, a été révélé. Il s’agit de sa fiche de candidature. Un document, présenté comme étant celui du chanteur reggae, a été exhibé. On constate qu’il comporte des ratures et d’autres anomalies. Ces faits et bien d’autres, selon les membres de la plateforme, ont été transmis au conseil juridique de “Légalité et Transparence.

E.G

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Afrik Soir

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