Côte d’Ivoire : Séka Séka forcé d’être musulman ? Voici la vérité

Détenu depuis 2012, à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (Mama), après avoir été reconnu coupable de l’assassinat du Général Robert Guei et de crimes commis durant la crise postélectorale de 2010/2011 en Côte-d’Ivoire, Anselme Séka Yapo (Séka Séka), ancien aide de camp de Simone Gbagbo serait-il devenu musulman en prison ?

Sur des images qui circulent sur les réseaux sociaux depuis ce jeudi 30 avril 2020, on y voit le détenu, en boubou blanc, debout au sein de la mosquée de la Mama, en compagnie certainement d’autres prisonniers, en train d’effectuer la prière musulmane. Un fait qui a fait dire à plus d’un que l’ancien puissant commandant de l’escadron blindé de la gendarmerie se serait converti à l’Islam.

« Sur ces images, on voit le commandant Seka Seka Anselme, l’ex-aide de camp de madame Simone Gbagbo, en boubou blanc, contraint à pratiquer la religion musulmane par ses geôliers à la Mama. Voilà ce qu’est devenue la Côte d’Ivoire qui nous a été imposée par Nicolas Sarkozy et son armée », commente un activiste réputé proche des milieux favorables à l’ex-Président Laurent Gbagbo.

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En effet, quelque peu amaigri avec le visage bouffé par la barbe, Séka Séka a le regard un peu vague avec un air effaré sur les photos, comme s’il avait perdu la tête depuis. Selon des sources au sein de l’établissement pénitencier, l’officier de l’armée qui avait pris fait et cause pour l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo face à Alassane Ouattara, durant la crise post-électorale, n’est pas au mieux de sa forme physique et mentale. « Il a même agressé des gardes il y a un moment », apprend-on. C’est la deuxième fois que les images de l’aide de camp de l’ex-Première dame sont éventées de la sorte.

Les dernières nouvelles de Séka Séka musulman

En février 2020, des photos évoquant son état de santé critique avaient été abondamment relayées dans la presse et sur la toile. Cité dans plusieurs affaires judiciaires, Séka Yapo Anselme a été reconnu coupable d’avoir tué par balle le chauffeur de l’ex-ministre des Droits de l’homme, Joël N’Guessan, lors de la crise postélectorale de 2011.

séka séka musulman
Anselme-Séka-Yapo-dit-Séka-Séka

L’autopsie a révélé que le chauffeur en question avait été retrouvé mort calciné. La veille du verdict, le commissaire du gouvernement Ange Kessi avait réclamé, lors de son réquisitoire, la prison à vie pour celui qu’il a désigné selon ses propres termes de « monstre qui avait trop tué » et de « tueur sanguinaire ». « Si cet homme est en liberté, la Côte d’Ivoire ne sera pas en paix », avait-il ajouté.

De source proche de la famille du détenu, celui-ci n’aurait pas été contraint d’embrasser la religion musulmane. « Il est psychologiquement instable certes, mais personne ne l’a contraint à être musulman », objecte l’un de ses proches. Ce proche estime que l’univers carcéral a profondément perturbé le comportement de cet ex-homme fort du pouvoir FPI. « Il n’était pas vraiment chrétien pratiquant mais flirtait avec les milieux évangéliques de sa patronne, de là à devenir musulman, lui seul sait. Ce que nous savons, c’est qu’on ne lui a pas mis un pistolet sur la tempe, pour qu’il se rende dans une mosquée. Cela au moins, on peut l’affirmer ».

Moïse Yao K

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Yao Moïse K

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