Il cache l’audit sur le Burida : Que se reproche Maurice Bandaman ?

Maurice Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie

Si le ministre Maurice Bandaman ne se reproche rien dans le scandale financier qui touche le Burida, pourquoi refuse-t-il de rendre public le rapport d’audit, qui manifestement épingle la gestion de sa protégée Irène Viera, qu’il s’est précipité de suspendre ?

C’est un ministre de la Culture affichant un visage sur lequel il peinait à cacher sa honte, qui a reçu des artistes, le lundi 16 juillet 2019, après de fortes pressions de ces derniers. La rencontre de restitution du contenu du très attendu rapport de synthèse de l’audit diligenté par l’Inspection générale d’Etat sur les supposées malversations financières au Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) initiée par le ministre de la Culture, Maurice Bandama, a accouché d’une souris. Et pour cause, le titulaire du département de la Culture a reculé. Il a refusé de remettre le rapport d’audit sur le Burida aux artistes et a préféré se présenter en victime, là où on attendait de lui la transparence.

« Je propose que le président du Conseil d’administration du Burida commette un huissier pour venir authentifier et lire le rapport de synthèse qui sera envoyé au président de la République et au Premier ministre…Je veux être le plus transparent possible. Je ne veux rien cacher. J’ai reçu l’autorisation du cabinet Mazar pour restituer la partie du rapport de synthèse portant sur les griefs des artistes (Détournement de 4 milliards Fcfa, mauvaise gestion, recrutement illégal de la directrice de Burida, 40 millions fcfa versés par le Burida au ministre, etc.). J’étais prêt à vous partager le contenu » a-t-il soutenu avant de se reprendre plus loin.

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« J’ai demandé qu’il y ait un huissier. Il n’y a pas d’huissier. Pardonnez, acceptez qu’on reporte. Moi, je n’ai rien à cacher. Moi je veux la paix, malgré les injures et les calomnies. Je suis le klwaba du ministère de la Culture… Si j’ai fauté, je donnerai ma démission au président de la République » a-t-il déclaré, en partant du coq à l’âne, sans pouvoir soutenir une démarche cohérente.

A propos de la demande de limogeage du Dg du Burida, il dira : « Je ne peux pas prendre cette décision en dehors d’un cadre sécurisé » a-t-il dit. Un jour plus tard, c’est un Bandaman adepte désormais du double langage, qui suspendait Irène Viera, sa protégée, à la direction générale, ainsi que le PCA Séry Sylvain, sans pouvoir motiver sa décision.

L’homme de culture a-t-il décidé de gérer cette affaire dans la pure opacité, pour se mettre à l’abri lui-même ? Tout porte à le croire.

Elvire Ahonon

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