Plus de 600 élèves menacés d’année blanche après le déguerpissement de la forêt classée de Rapides-Grah

Dans le cadre d’une opération de déguerpissement dans la forêt classée de Rapides-Grah (Méagui), de gros campements ont, depuis le 15 janvier dernier, été détruits, rasés. Les populations dont les villages ont été, pour l’instant, touchés par cette mesure du ministère des Eaux et Forêts et exécutée par la SODEFOR, se comptent par milliers. Forêt classée de Rapides-Grah, plus de 600 élèves à la rue.

Aujourd’hui, leur situation pose un vrai problème social. D’abord ces familles installées dans ce site depuis 1970 ne savent où aller après le passage musclé des agents de la SODEFOR. En outre, celles qui ont un peu plus de chance se sont trouvé des familles d’accueil en ville à Méagui, à Soubré ou plus loin à San Pedro. Les autres sont dans la nature et se débrouillent comme elles peuvent pour se trouver un endroit où dormir. Le cas le plus critique est celui des élèves qui sont en ce moment sans écoles.

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Les bâtiments, en effet, n’ont pu échapper aux hommes du ministre Alain Donwahi. Tout a été détruit. Du coup, ce sont pour ces campements rasés, plus de 640 élèves qui se retrouvent à la rue. Ainsi que leurs enseignants régulièrement affectés par l’Etat sans poste depuis le 15 janvier. Parmi ces élèves, des candidats en classe d’examen se demandent ce que l’Etat leur réserve. Au niveau de l’agriculture, ce sont des centaines d’hectares de cacao, de café et autres cultures qui pourraient disparaître faute d’entretien en raison de l’absence forcée de leurs propriétaires.

Forêt classée de Rapides-Grah, plus de 600 élèves à la rue.

En attendant, dans l’immédiat, les planteurs déguerpis ne pouvant plus récolter et commercialiser leurs produits sont donc menacés par une grave crise financière à l’horizon. Si donc aucune solution urgente et rapide n’est pas trouvée à cette situation que vient de créer le gouvernement, il faut s’attendre, dans les mois à venir, à une grave crise sociale avec à la clé, des déscolarisés, des familles de plus en plus pauvres, de nombreux malades, la famine etc.

Rapides Grah élèves rue

Pour prévenir tous ces maux, le député de Méagui, Salé Poli, que nous avons joint, hier, au téléphone a donné son avis : « C’est une mesure émanant de la politique du gouvernement pour restaurer le couvert forestier. C’est une décision qui a été annoncée depuis longtemps. Si le gouvernement décide de la mettre en pratique, c’est sa décision. Mais au moment de l’effectivité, s’il remarque que le déguerpissement n’est pas opportun et qu’il faut l’arrêter comme le dit le communiqué du ministère des Eaux et Forêts, alors il faut l’arrêter », a-t-il conseillé. Mais la question est de savoir ce que l’Etat va faire pour ces nombreuses personnes impactées par ce déguerpissement jugé inopportun.

DJE KM

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