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Côte d’Ivoire : « Nous continuerons le combat de la CEI » (Groupe sénatorial PDCI)

Alassane Ouattara et des sénateurs conduits par Jeannot Ahoussou-Kouadio

Le Groupe parlementaire PDCI-RDA au Sénat a suivi sa logique au cours de la session plénière qui a vu le vote de trois projets de loi dont la plus importante, la loi sur la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI). Cette logique, c’est la non approbation de cette loi qui, selon le groupe parlement Pdci, n’est pas conforme à l’Arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.

Ainsi, au cours de l’explication de vote, Jean Baptiste Pany a fait comprendre les graves dangers que courent la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens si cette loi était votée en l’état « Vous convenez avec nous que cette loi est manifestement incomplète. Nous le savons tous et tous devons nous interdire de ruser avec la vie de nos compatriotes. Aucun consensus ne soutient ce projet de loi.

Les faits douloureux de notre passé récent, consécutifs aux élections rendent nos compatriotes inquiets car la Cei telle que proposée est suspectée et contestée par les acteurs politiques significatifs et les populations. Toutes ces raisons commandent de militer en faveur d’une Cei réellement neutre, consensuelle, impartiale et indépendante, une CEI capable d’apaiser les inquiétudes de nos compatriotes et qui prend en compte leurs préoccupations » a-t-il fait remarquer.

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En plus de cette déclaration, le Président du Groupe parlementaire PDCI-RDA au Sénat était face à la presse où il a marqué la détermination dudit groupe à poursuivre le combat « (…) Ils ont présenté les termes de référence qui étaient uniquement centrés sur la recomposition de la Cei alors que le souhait de tous les partis politiques de l’opposition, c’était conformément à l’Arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, c’est d’aller à la réforme de la CEI.

Et ils ont manqué de patience, ils ont avancé de façon précipitée sur la question en proposant un projet de loi et cela n’était pas conforme à notre attente et c’est pourquoi nous avons fait une déclaration pour indiquer des voies de sortie et comme on s’est enfermé dans la voie initiale, nous avons voté contre ! Nous prolongeons le combat puisque l’Assemblée nationale est une première Chambre qui a eu une première lecture et nous sommes en deuxième lecture à la Chambre (Sénat) qui est la nôtre et nous avons pris position. Nous avons voté contre et nous continuerons de voter contre et de mener le combat tant qu’ils ne tiendront pas compte des propositions constructives que nous avons faites » a-t-il fait savoir.

Pour Bernard Bassy-Koffi, vice-président et porte-parole du Groupe parlementaire PDCI-RDA au Sénat, il importe que le dialogue se poursuive : « Le constat est que le Groupe parlementaire PDCI au Sénat a adopté une position constante en droite ligne avec la position du parti d’une part et d’autre part avec celle des députés de l’opposition.

Je rappelle que cette position est basée principalement sur des arguments de droit tirés de l’Arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples en date du 18 novembre 2016. Le dialogue doit se poursuivre car la Côte d’Ivoire n’a pas d’autre choix que d’aller aux prochaines élections en paix ».

JPL

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