Éditorial Côte d’Ivoire : Modification de la Constitution, ça passe ou ça casse !

Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara

Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara

Une modification de la loi fondamentale à huit mois de la présidentielle d’octobre 2020. Alassane Ouattara va mettre en oeuvre son ambition de changer certaines parties de la Constitution ivoirienne, contre la volonté de l’opposition ivoirienne qui estime que ce n’est pas à quelques mois de la présidentielle qu’il faut opérer des changements. Sauf changement de chronogramme, cette modification de constitution ivoirienne débutera à Yamoussoukro ce jeudi 5 mars par une rencontre entre Alassane Ouattara et les parlementaires ( députés et sénateurs).

Autant dire que le début de cette modification de la Constitution marque l’ouverture du bras de fer entre Alassane Ouattara et son opposition. » Dans le courant du premier trimestre cette année (ndlr:2020), je proposerai au parlement des modifications de la Constitution pour la rendre plus cohérente « , avait déclaré Alassane Ouattara, le 6 janvier 2020 lors de la présentation des voeux de nouvel an.

A lire aussi : Côte d’Ivoire : Le M21 dit non à la modification de la constitution

Déjà en septembre 2019, lors d’une interview accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique, Henri Konan Bédié, ne disait-il pas, à propos du projet de modification de la Constitution: » Il y de graves risques de tripatouillage, et nous combattrons ce projet ». D’un côté, il y a un Alassane Ouattara déterminé à mettre en oeuvre son projet et de l’autre, un Henri Konan Bédié qui promet de combattre celui-ci. Le démarrage de cette opération sonne donc comme le début du bras de fer entre les deux hommes, mais aussi entre le pouvoir et l’opposition.

Modification constitution ivoirienne
Alassane Ouattara et des ministres du RHDP dont Amadou Koné, Gaoussou Touré, Jean Claude Kouassi

Qui aura le dessus? Tous les observateurs politique ont les regards braqués sur la Côte d’Ivoire. Une chose est sûre, si Ouattara réussit à opérer des changements dans la Constitution, plus rien ne pourra l’arrêter dans sa quête de conserver le pouvoir d’État, que ce soit en sa qualité de président ou pour le compte de son parti, le RHDP. A contrario, l’opposition ne pourra plus rien espérer dans sa volonté d’assurer à la Côte d’Ivoire, une alternance démocratique. Ça passe donc ou ça casse!

Jules Claver Aka

Modification constitution ivoirienne

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Jules Claver Aka

Read Previous

« Soukeïna ne m’a jamais montré son diplôme » : Quand le DES de la fille fait encore mentir le père Alpha Blondy

Read Next

Côte d’Ivoire : Unités d’élites de l’armée, quand les femmes défient les hommes

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *