Côte d’Ivoire : Les Ivoiriens plus pauvres sous Ouattara que sous Bédié, malgré la croissance

Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, le 7 janvier 2017

Le taux de pauvreté en Côte d’Ivoire était de 33.6% en 1998 sur l’ensemble du territoire. En 2015, il était de 46.3%, un recul de quelques petits points, par rapport à 2008, lors de la crise militaro-politique.

« Le taux de pauvreté a baissé passant de 48,9% en 2008 à 46,3% en 2015. La réduction de la pauvreté en 2015 constitue la première inflexion de la tendance croissance du taux observé depuis 1998. Les inégalités se sont résorbées progressivement car leur indice est passé à 0,500 (Indice GINI) en 2002 à 0,405 en 2015. En 2011« , a déclaré la ministre du Plan, Nialé Kaba, lors de sa rencontre avec la rédaction de Fraternité Matin.

Avec une croissance forte due à des emprunts massifs destinés aux grandes infrastructures, le taux de pauvreté sous le Président Alassane Ouattara a baissé de quelques points. Cependant, il est loin du niveau qu’il avait atteint, sous le présidence d’Henri Konan Bédié. En 1998, le taux de pauvreté était de 33.6% selon l’Institut national de la statistique (INS).

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Déjà à cette date, le taux de pauvreté était déjà élevé, comparé à la période des années du miracle économique ivoirien, quand la pauvreté était à 10%, sous Félix Houphouët-Boigny, à en croire le Fonds monétaire international (FMI). La longue crise économique des années 80 est passée par là.

Taux de pauvreté en Côte d’Ivoire en 1998 et 2015

Plus grave, la pauvreté a augmenté à Abidjan, sous Ouattara, comme l’a admis la ministre Kaba Nialé. « Le taux de pauvreté dans le district d’Abidjan était de 50% en 2015, et de 46% pour toute la Côte d’Ivoire », a-t-elle révélé. Traduction : les Abidjanais sont devenus plus pauvres, comparés aux autres régions.

« C’est une économie monétaire. Le gouvernement a un devoir de vérité à l’égard de la population. C’est vrai que les attentes sont fortes. Il y a un bien-être que nous voulons approfondir afin que les plus vulnérables, les plus pauvres puissent atteindre un seuil tolérable. Le gouvernement est engagé à assurer le partage des fruits de la croissance et à renforcer la capacité de l’économie à générer des emplois. Il y a l’exclusivité de la croissance et la réduction de la pauvreté. Ces dépenses absorbent un tiers du budget de l’Etat. Ce sont les dépenses pro-pauvres », confesse Nialé Kaba.

Elvire Ahonon

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