Côte d’Ivoire : Les autorités cachent le rapport d’audit du Burida, des artistes en colère

La rencontre tant attendue par des artistes de Côte d’Ivoire entre eux et Maurice Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie, le mardi 2 juillet 2019 à la bibliothèque nationale du Plateau, a déçu les espoirs de certains, dans la crise du Bureau ivoirien des droits d’auteur (Burida).

Parmi ceux-ci, le directeur-fondateur de la troupe de théâtre «Le Soleil», Vincent Ticouaï Diallo qui affirme dans une vidéo qu’il passera par tous les moyens pour empêcher cette journée de réflexion tant qu’ils n’auront pas le rapport de l’audit.

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« La dernière fois le ministre nous a réunis (NDLR : le mardi 2 juillet 2019) pour nous dire qu’il est le véritable parrain de Mme Vieira parce que tout le temps elle était assise comme un poussin qui était couvé. Elle était assise comme si elle n’avait plus rien à dire. Alors que son défendeur était en train de nous berner. De quoi s’agit-il ?

Le ministre nous invite pour écouter l’audit que nous avons demandé. En lieu et place de cela, c’est pour nous dire qu’il ne l’a pas reçu. Mais au fond c’était une manière de nous emmener à nous rassembler parce que nous attendons tous le rapport de cet audit avec passion », a expliqué Vincent Ticouaï.

« Et comme nous étions là, poursuit-il, il avait le temps de dire que tout va bien, que tout le monde est là. Mais c’est mal nous connaitre, nous avons dit à monsieur le ministre : ‘’ on vous prévient, vous n’êtes pas la personne qualifiée, vous n’êtes pas assermenté pour nous lire le rapport de l’audit’’. Et nous ne pouvons faire autre chose sans que l’audit ne nous soit fait et que nous puissions prendre les sanctions qui s’en suivent. Vous ne pouvez pas nous berner ».

« Nous lui avons dit qu’il s’éloigne de cet audit. Ce n’est pas lui qui a payé l’argent mais c’est nous qui avons payé les 53 millions de francs CFA en nous privant de nos droits. Aujourd’hui, nous mangeons de la banane braisée et nous attendons cet audit. Qu’est-ce que nous avons fait pour souffrir tant ? Là où il y a la vérité on nous dit que nous mentons. Le même Maurice Bandaman a licencié des hauts responsables que je ne voudrais pas citer sans que le tonnerre ne tombe sur sa tête. Que se passe-t-il ? », s’est interrogé le metteur en scène.

« Madame Vieira n’est pas une artiste, c’est une fonctionnaire. Qu’elle parte à la justice ; sa place est là-bas. Pourquoi elle nous vole de l’argent ? Elle fait de la malversation. Nous avons les preuves lourdes. Ils veulent tripatouiller, ils veulent changer les failles qui les compromettent sur l’audit.

C’est pourquoi ils nous parlent de la journée des réflexions. Ceux qui ont suscité les débats ne sont même pas dans le comité central. Nous sommes de simples participants. Nous disons que dans ces conditions, la sérénité n’est pas réunie. Nous ne serons pas sereins pour réfléchir sur des choses qui peuvent faire du bien au Burida », a-t-il dénoncé.

« La priorité monsieur le ministre on n’ira pas et on va empêcher cette journée de réflexion tant que nous n’avons pas le rapport de notre audit. Nous sommes là, et dites-vous que nous avons déjà infiltré. Nous avons envoyé un avocat à Paris au cabinet Maza pour nous prendre la vraie copie », a prévenu le fondateur de la troupe de théâtre «Le Soleil».

Notons que depuis quelque temps, Irène Vieira est accusée de mauvaise gestion par certains sociétaires du BURIDA. Ces palabres ont poussé certains artistes notamment Fadal Dey, Pat Sako du groupe espoir 2000, Kajeem etc à critiquer ouvertement son fonctionnement.

Karina Fofana

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