Les 9 réponses directes de Koné Kobali aux 9 questions d’Adjoumani à Soro

Koné Kobali répond à Adjoumani suite à son interview qu’il a accordée aux journalistes dans laquelle le porte-parole principal du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a posé plusieurs questions.

« Nous, au RHDP, on n’a pas peur d’enrôler les étrangers pour constituer notre électorat » ! Qui ne se souvient de cette phrase-cravate et de l’auteur « indésiré » de cette proposition énigmatico-problématique ?  A l’époque, aussitôt après la sortie de Mon Frère Adjoumani puisque c’est lui qui est l’unique père de cet aveu-révélateur qui a le toupet singulier d’épouvanter les supputations que l’on peut faire en termes de combinaisons, nous avions, dans l’espoir d’une meilleure compréhension, soumis une série de 18 questions que notre rédaction de publications (Le Nouveau Réveil) a qualifiées de 18 questions « violentes » et directes à Ouattara ; c’était dans le mémorable numéro, 5195 du mardi 18 juin de cette année.

Voilà que dans l’ordre des choses depuis ce lundi 11 novembre 2011, notre auteur préféré récidive comme pour nous répondre enfin dans notre volonté d’interroger, avec une série de seulement 9 audacieuses questions prétendument mortelles pour Guillaume Soro. La question que cela m’inspire est la suivante : ce qui n’est pas « mortel » pour nous, toute modestie mise à part, peut-il l’être pour Soro ? Voilà pourquoi, en attendant que Kigbafori accepte d’organiser une réponse groupée à ces interrogations de faible niveau d’irradiation politique, je prie le sieur Adjoumani de trouver dans l’esquisse de mes réponses personnelles, les sentiments d’un dévoué « répondeur mécanique », l’histoire nous dira si cette posture est occasionnelle ou non !

Précision de taille avant de répondre aux « neuf glorieuses » d’Adjoumani que j’entends mener cette démarche de pure « loyauté », en tant que membre « in situ » non mandaté des GPS (Générations Peuples Solidaires) et que ce mouvement est partie prenante de la CDRP dirigée par le seul homme qui mérite plus que tous les autres, de diriger la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui, j’ai nommé : Henri Konan Bédié. Par ailleurs, j’informe, compte tenu de l’ordre des questions, chose contre laquelle je ne peux rien, que le mode sera de proposer de brèves et significatives réponses à chacune des questions à commencer par celle qui ouvre les « hostilités » comme suit :

1- Kobenan, quel est ce leader qui, hier, dénonçait la dictature fascinante de Bédié qui est devenu aujourd’hui son idole politique ?

Kobali, au-delà de la politique, comme disait le Maître de tous les temps (FHB), « c’est la saine appréciation… » Aussi, vais-je me contenter de vous laisser amicalement deux petites maximes. L’une qui dit vaillamment, « de deux maux, il faut choisir le moindre », et l’autre qui dit sans trembler, mieux vaut une fin effroyable qu’un effroi sans fin. Naturellement pour en venir à bout, il faut se réorganiser en tenant compte des nouvelles forces en présence renforcées et indéboulonnables.

2- Kobenan, quel est ce chef rebelle qui criait, hier, sur tous les toits, que M. Gbagbo était le dictateur le plus cruel que la terre ait enfanté et qui, aujourd’hui, fait des pieds et des mains, pour obtenir une audience avec ce dernier à Bruxelles ?

Kobali, se reporter en partie aux réponses de la question n° 1. Pour le reste, seules les grandes âmes, celles qui ont en elles les gènes d’un destin national, savent, au cours de l’histoire de leur nation, s’élever pour faire de la place aux seuls intérêts qui valent. Ceux de la vie de la nation. C’est d’ailleurs pour cela qu’Adjoumani peut quitter avec femme, enfants et bagages, son père pour les réserves inépuisables du voisin à la première villa du quartier résidentiel !

3- Kobenan, quel est ce leader politique ivoirien qui est devenu ministre, puis Premier Ministre sans avoir été, une seule fois dans sa vie, fonctionnaire dans une administration publique ou agent d’une société privée ?

Kobali, par solidarité, je dirai à l’endroit d’Adjoumani que vous avez pris des risques en envoyant un « sans grade » de son espèce, prendre les commandes d’une rébellion qui ambitionnait de prendre à terme le pouvoir d’Etat ? Mais ça c’est la vieille rengaine de notre histoire. A vrai dire, je pensais qu’Adjoumani le savait comme moi qu’« aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années », encore moins, l’éloquence marketing d’un parcours professionnel ?

A lire aussi : Adjoumani répond à Soro : « Peut-il y a avoir pire dictateur que le rebelle qui a assassiné la démocratie en Côte d’Ivoire ? »

4- Kobenan, quel est ce Président de l’Assemblée Nationale qui, en pleine fonction, a été surpris de manœuvre de déstabilisation contre un pays frère, ami et souverain en donnant des instructions précises et des moyens à un général putschiste ?

Kobali, au Burkina, où se trouve une catégorie d’acteurs de ce feuilleton, des organisations du monde juridique demandent en chœur la réouverture d’un procès. Si donc ce qui avait été entamé a été refermé…hum !

5- Kobenan, Quel est ce Président de l’Assemblée Nationale dont le Directeur de protocole cachait des tonnes d’armes à son domicile à Bouaké ?

Kobali, mais diantre ! que fait-il dehors s’il est si puissamment armé et capable de faire basculer à tout moment l’ordre public ? Prenez vos responsabilités messieurs sinon…!

6-Kobenan, quel est ce chef rebelle qui se fait peur en organisant une tentative d’auto-arrestation dans un hôtel en Espagne ?

Kobali, il me semble que lui et ses conseils, ils détiennent des éléments filmés qui témoignent de la tenue effective de ces évènements. Comme dirait l’autre : « ça n’arrive pas qu’aux autres » !

7- Kobenan, quel est ce leader politique qui, dans sa quête de statut de martyr des temps modernes, vilipende le pays qu’il envisage de diriger demain ?

Kobali, nuance, ce n’est pas le pays qu’il « vilipende ». Il me semble que pour des raisons qui lui sont personnelles, il a décidé, devant l’urgence de l’histoire, de dire sa vérité relativement à des dossiers dans lesquels il est partie prenante. En quelque sorte pour le séminariste qu’il a été, il se lance dans une croisade qui a pour épicentre, le témoignage basé sur des faits réels et en relation étroite avec l’histoire récente de son pays.

8- Kobenan, peut-il y avoir pire dictateur que celui qui a assassiné la démocratie en Côte d’Ivoire, en menant une rébellion qui a planté le glaive dans le sein de la mère patrie ?

Kobali, Ah ! Cette question-là, mon vieux, il fallait la poser ?! En effet, elle a la subtilité de remettre en cause toute la légitimité des élections de 2010 et celles de 2015 puisque ces élections, en tout cas dans leur organisation, sont la conséquence de cette action ? Insinuer le contraire, c’est faire une élogieuse insulte à tous les démocrates de ce pays, notamment aux pauvres électeurs qui se sont déplacés massivement.

Kobenan Kouassi Adjoumani

9-Kobenan, le monde peut-il accorder du crédit à un assoiffé de pouvoir de cet acabit ?

Kobali, Très belle question, c’est peut-être la plus féconde de toutes. Allons à des élections justes et transparentes, et le monde auquel tu fais allusion, va nous dire quel est le niveau de crédit qu’il entend faire à Soro ? Mais pour y arriver, passez l’épreuve brûlante et assourdissante de la désignation de votre paire à la présidentielle de 2020 !

Encore une fois, merci pour cette opportunité qui était désespérée ! Toutefois, je voudrais demander à mon frère Adjoumani de se faire l’interprète, je ne sais si sa personne est indiquée, de notre cause qui consiste à demander à n’importe lequel d’entre vous, après le long temps qui s’est écoulé, de nous proposer des débuts de réponses à nos 18 questions « violentes » et directes (questions) à Ouattara qui ont été ignorées avec une acrimonie qui donne un aperçu de ce qui pourrait être les réponses. Car le temps passe et les réponses à ces questions nous font cruellement défaut pour une meilleure appréhension des choses (sérieuses) à venir ! Peut-être que si on avait fait l’effort fraternel de répondre à « nos violentes » et directes, on n’en serait pas (réponse dans la forme) à des « mortelles » questions ! Simple déduction.

A la prochaine mon frère Adjoumani, Dieu voulant !

KONE KOBALI Libre auteur, créateur

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