Le préfet de police d’Abidjan pris en flagrant délit de rafles de personnes ayant leurs cartes d’identité

Des personnes raflées à la préfecture de police possédaient leurs cartes d'identité

Après plusieurs critiques venant de leaders d’opinion, les autorités ont décidé de s’attaquer au problème des rafles sauvages en Côte d’Ivoire. Le tribunal militaire a pris en flagrant délit le préfet de police d’Abidjan, le commissaire Siaka Dosso, en plein abus. Rafles Abidjan et abus.

Le commissaire du gouvernement, le contre-amiral Ange Kessi s’est rendu au sein de la préfecture d’Abidjan, dans la soirée du mardi 12 Novembre 2019. Là-bas, ô surprise, le préfet de police d’Abidjan et ses éléments ont été pris en flagrant délit d’abus sur des civils.

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En effet, dans une note, le tribunal militaire explique que cette visite inopinée d’Ange Kessi, avait pour but « de s’imprégner de quelques réalités car le mode opératoire de ces rafles est toujours décrié, ses motifs sont parfois méconnus des populations, et celles-ci comme elles le signifient ne sont pas très souvent informées ».

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« Ces opérations seront désormais suivies afin qu’il n’y ait pas d’abus car certaines personnes raflées, même avec leurs titres d’identité affirment avoir payé pour leur liberté. »

« Nous sommes dans un État de droit et le citoyen est libre de vaquer à ces occupations à n’importe quelle période de la journée. Nous vous encourageons à sécurité nos villes mais gardez-vous de traumatiser la population », a indiqué le chef du parquet militaire avant d’ajouter : « Ces opérations seront désormais suivies afin qu’il n’y ait pas d’abus car certaines personnes raflées, même avec leurs titres d’identité affirment avoir payé pour leur liberté. C’est inadmissible et intolérable car la liberté n’a pas de prix » .

Rafles Abidjan et abus dénoncés

Séance tenante, certaines personnes raflées qui détenaient des titres d’identité et qui se trouvaient retenues dans les cellules, ont pu recouvrer la liberté sur instruction du commissaire du gouvernement. Le commissaire Dosso a été incapable d’expliquer au Tribunal militaire d’Abidjan, comment et pourquoi ces personnes étaient illégalement retenues au sein des locaux de la préfecture.

Des personnes raflées à la préfecture de police possédaient leurs cartes d'identité. Rafles Abidjan
Des personnes raflées à la préfecture de police possédaient leurs cartes d’identité

Les rafles sauvages de la police sont au cœur de tensions en Côte d’Ivoire. Récemment, elles ont été à l’origine des affrontements entre des policiers et des éléments des Forces spéciales, au sein de cette même préfecture. Plusieurs leaders d’opinion décries les conditions dans lesquelles elles se tiennent, pour certaines.

« Les rafles ne se font plus dans les pays normaux depuis Vel d’Iv. C’est étonnant que dans nos pays africains, on continue de l’utiliser comme moyen de combat contre le grand banditisme. Les rafles sont un indicateur de panne de stratégie du top management de la police qui ne sait pas proposer mieux que de nous servir une technique qui date du Général Gaston Ouassénan. Bon sang, nous somms au 21è siècle », s’était indigné, sur sa page officielle André Silver Konan, pionnier de l’éveil des conscience en Côte d’Ivoire.

Elvire Ahonon

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