Côte d’Ivoire : Le pouvoir RHDP a-t-il tenté de faire arrêter Soro en Espagne ?

L’ex-président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro a failli être arrêté par Interpol le jeudi 10 octobre 2019, à Barcelone, en Espagne. C’est l’information capitale qu’a livré le concerné ce samedi 12 octobre 2019, lors d’un crush party, à Valence, en Espagne.

Je vais vous dire en exclusivité ce qui s’est passé il y a 48 heures dans ce pays, l’Espagne. Quand les gens ont appris que je venais en Espagne (…), comme par enchantement je devais venir dimanche. Finalement, j’ai dit que je vais venir lundi (…). J’arrive à Barcelone, je loge à l’hôtel palace de Barcelone. Je me couche, dans ma chambre, entre 03H00 et 04H00 du matin, des policiers descendent dans ma chambre, le concierge a juste le temps de m’appeler et me dit Mister Soro, la police est devant ta porte. Je me lever et je constate que la porte de ma chambre est assiégée. J’ouvre la chambre, et on me dit c’est vous monsieur Soro, je dis oui. On me dit, veuillez nous suivre, vous êtes en état d’arrestation. Je dis pourquoi, il me dit c’est Interpol. Je dis Interpol, c’est qui ? Je ne vous suis pas. Je ne bouge pas d’ici. Je suis un homme politique, j’ai assumé des responsabilités dans mon pays. Est-ce que vous pouvez faire ça à Zapatero ? Je suis dans ma chambre, ce qu’il doit être fait, sera fait dans ma chambre ici. Et je ne permets à personne de s’avancer vers moi. Ils ont discuté et après ils sont partis, a détaillé Guillaume Soro.

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Retraçant le film de cette nuit mouvementée, le président du Comité politique a fait observer que c’est l’un des policiers qui parlait un peu le français qui lui a mis la puce à l’oreille que le coup serait orchestré par les autorités ivoiriennes.

« Parmi eux, il y avait un qui parlait un peu français. Il m’a dit monsieur Soro, je vais vous donner un conseil. Appelez votre ambassadeur pour voir avec Interpol. Je dis donc mon ambassadeur est informé ? J’ai des connaissances à Interpol Lyon. Je les ai appelés, le siège n’était pas informé. J’ai écrit à l’ambassadeur d’Espagne en Côte d’Ivoire. Il m’a répondu qu’il n’y a rien. Donc ce qui a pu bien se passer c’est qu’Interpol Côte d’Ivoire a du appeler Interpol Espagne sans passer par le siège juste pour m’humilier, pour qu’on me voit menotter en Espagne », a-t-il signifié avec beaucoup de peine.

Pour le député de Ferkéssédougou, il s’agit d’une manœuvre du régime RHDP du Président Alassane Ouattara pour tenter de l’humilier sur le territoire espagnol. « Mais cette fois, je ne vais pas laisser ça comme ça. Je vais porter plainte devant les juridictions compétentes, parce que la loi ne permet pas à la police de descendre chez un citoyen avant 06 heures du matin. Mais moi, on m’a assiégé entre 3H00 et 4H00 du matin. Tout Simplement parce que je venais faire une crush party à Valence », s’est-il offusqué. Et d’ajouter : « J’ai appelé mes avocats pour gérer ça ».

Selon l’ex-premier ministre, cette haine du pouvoir d’Abidjan se trouve dans son refus de militer au RHDP. « Dans bien de cas, des pays se battent pour aller chercher leurs ressortissants qui sont en difficulté dans d’autres pays. Mais moi dans mon cas, c’est mon pays qui se bat pour que tous les pays m’arrêtent. N’avons nous pas le droit de militer dans le parti qu’on souhaite », s’est-il interrogé devant ses partisans venus nombreux à la Crush party de Valence. Par ailleurs, Guillaume Soro a annoncé son retour en Côte d’Ivoire dans le mois de novembre pour lancer un nouveau mouvement politique dénommé Génération Peuples Solidaires (GPS).

Moïse Yao K.

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