Côte d’Ivoire : « Le contexte social est fait de crainte, de violence verbale, de doute » (JB Nielbin)

Les Eglises Evangéliques et Protestantes d’Adjamé réunies au sein du Collectif des amis de Jésus ont organisé, le 30 avril 2019, au terrain de Williamsville, une prière pour la Côte d’Ivoire. A cette occasion, le professeur Jean-Baptiste Nielbien, Haut représentant apostolique de Côte d’Ivoire et invité spécial de cette cérémonie, a livré un message de réconciliation.

Le professeur Jean-Baptiste Nielbien a invité les Ivoiriens à se donner la main. L’homme de Dieu les a également exhortés à pardonner parce que le pays traverse des moments difficiles. L’invité spécial du Collectif des amis de Jésus a, dans son intervention, indiqué le rôle que l’Eglise doit jouer à pareille circonstance. « Le contexte social actuel est fait de crainte, de violence verbale, de peur, de doute (…) Nos sœurs, nos frères, nos voisins se posent moult questions.

Ne sommes-nous pas en train de glisser vers l’obscurité de l’incertitude ? Chers frères, chères sœurs, chers compatriotes, la Nation a besoin de nous pour l’aimer, la pacifier, la réconcilier avec elle-même. Elle a besoin de nous pour sa guérison et pour sa reconstruction, c’est pourquoi l’Eglise doit être l’Eglise. C’est par son agir quotidien, son attitude, son comportement qu’elle influencera positivement la Nation et influera sur le processus de pacification et de réconciliation nationale », a-t-il déclaré.

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Le professeur Jean-Baptiste Nielbien, toujours dans le cadre de la réconciliation, a plaidé pour que les Ivoiriens fassent taire les querelles et ne regarder que ce qui peut être positif pour la Côte d’Ivoire à savoir : L’acceptation de soi. « En cette période où le pays a besoin de faire tomber sa fièvre, de vider son stress relationnel, d’être réconcilié avec lui-même, nous devrons relever le défi de l’acceptation de l’altérité, le défi du pardon, le défi de l’amour et être ainsi des catalyseurs, des modèles pour les autres : il nous faudra aimer ceux qui nous ont chagrinés, ceux qui ont brutalisé, maltraité ou  tué un parent. Il nous faudra faire preuve d’amour pour ceux qui ont méprisé notre région, notre village, notre groupe ethnique, ceux qui nous ont fait perdre nos biens, ceux qui nous ont insultés », a-t-il conseillé.

Avant de conclure en ces termes en invitant à nouveau à sauver la Côte d’Ivoire à travers des gestes de paix et de pardon. « Pour une Côte d’Ivoire déstressée, pacifiée et réconciliée avec elle-même, calmons les esprits, calmons les ardeurs, arrêtons de juger, calmons les esprits, arrêtons de diaboliser, arrêtons de maudire ! Armons-nous d’un esprit civique, d’un esprit de conciliation et favorisons le dialogue sans faux-fuyant, le dialogue constructif et fraternel.

Acceptons-nous mutuellement quelles que soient nos différences. Pardonnons-nous réciproquement et donnons-nous la main. Que nous soyons du Centre, du Sud, du Nord, de l’Est, de l’Ouest, donnons-nous la main et bâtissons ensemble ce pays que nous aimons tant, bâtissons ensemble la Côte d’Ivoire dans l’unité ! »D

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Prince Beganssou

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