« La candidature de Bédié est d’ordre spirituel et métaphysique » (Gouali Dodo)

Henri Konan Bédié, président du PDCI

Basile Gouali Dodo Junior, membre du bureau politique du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) a animé une conférence de presse le mercredi 9 octobre 2019, aux jardins du rail au Plateau sur le thème :  » Réconciliation nationale et présidentielle 2020.

Chers amis de la presse nationale et internationale, merci d’avoir répondu présents à cette conférence de presse. A ces remerciements j’associe les représentants des Associations syndicales et les Acteurs de la Société civile. Je voudrais, enfin, me réjouir de la présence des militantes et militants du PDCI-RDA et de celle des Ivoiriennes et Ivoiriens de toutes les sensibilités politiques qui rêvent d’un nouvel ordre politique et   d’un nouveau modèle ivoirien.

Mesdames et messieurs les journalistes, je veux que mon message soit entendu par la Côte d’Ivoire qui rumine sa colère, la Côte d’Ivoire qui souffre et qui se plaint sans être entendue. Il s’agit de la Côte d’Ivoire des milliers de chômeurs endurcis, des milliers de diplômés sans emploi et dont le bout du tunnel n’est pas à portée de vue.Je veux parler à cette Côte d’Ivoire qui fuit la Côte d’Ivoire pour aller mourir dans la Méditerranée. Il s’agit de nos enfants migrants qui pour les plus chanceux envahissent l’Europe et principalement la France faisant de notre pays le premier pourvoyeur de migrants en France.

A lire aussi : Côte d’Ivoire : Le 1er candidat déclaré du PDCI présente son projet de réconciliation

Je veux que mon message parvienne aux confins de ce pays et atteigne cette Côte d’Ivoire sur laquelle repose le succès et l’avenir de ce pays mais qui, elle-même, n’a pas d’avenir. Il s’agit de la Côte d’Ivoire des pauvres paysans, la Côte d’Ivoire des planteurs de cacaoyers, de caféiers, d’anacardiers et d’hévéa, une Côte d’Ivoire dont on parle tant et qui hélas n’a pas toujours droit  à la parole et qui souffre énormément à cause du mauvais prix bord champ de ses matières premières agricoles. Un monde paysan qui souffre parce qu’incapable de scolariser ses enfants dans les conditions acceptables à chaque rentrée scolaire.

Mesdames et Messieurs les journalistes, je veux, grâce à vous, m’adresser au peuple de Côte d’Ivoire qui, dans tous les campements, tous les villages et dans toutes les villes, s’interroge avec inquiétude sur l’avenir de notre pays à quelques mois seulement de l’élection présidentielle d’octobre 2020. Je veux parler aux nationaux et aux étrangers qui veulent vivre  en parfaite harmonie dans un pays réconcilié et en paix, qui veulent surtout surmonter les dures épreuves d’un passé récent, épreuves qui ont déchiré la Côte d’Ivoire et fait couler tant de sang et de larmes et dont les traces sont encore visibles.

Chers amis journalistes, à la lumière de ce passé récent et au regard de la recomposition du paysage politique ivoirien, il ne fait l’ombre d’aucun doute que l’élection présidentielle à venir polarise l’attention de la communauté nationale et internationale. En effet, la lutte pour la conservation du pouvoir d’Etat et celle, pour sa légitime reconquête, sont engagées. Les Etats-majors des partis politiques, notamment le PDCI-RDA du Président Henri Konan Bédié, le Front Populaire Ivoirien du Président Laurent Gbagbo, le RHDP du Président Alassane Ouattara, le RACI proche du Président Guillaume Soro  et de son Comité politique peaufinent leurs stratégies.

En ce qui concerne le PDCI-RDA, le Président Henri Konan Bédié avait instruit son Secrétariat Exécutif à l’effet de faire la promotion d’un militant actif pour en être son candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2020. M’inscrivant dans cette logique et fidèle à mon engagement légitime de me mettre à la disposition de la Côte d’Ivoire, j’avais annoncé solennellement, le samedi 16 juin 2018, à Vavoua, en présence de tous les Chefs traditionnels dudit Département, ma candidature à la candidature pour l’investiture du PDCI-RDA à l’élection présidentielle de 2020.

Depuis ce samedi historique du 16 juin 2018, je suis devenu dans l’histoire de mon parti, le premier candidat déclaré à la candidature en attendant l’organisation de sa convention.Je l’ai dit et je le répète, je suis physiquement, intellectuellement, moralement et politiquement prêt à diriger la Côte d’Ivoire.

Cependant, loin de renoncer à mon engagement de briguer la magistrature suprême sous la bannière du PDCI-RDA, j’ai affirmé, à plusieurs reprises et ce depuis plus d’un an, que ma candidature déclarée s’arrête là où commence celle du Président Aimé Henri Konan Bédié. En clair, si le Président Henri Konan Bédié est candidat, alors je ne suis pas candidat. En effet, pour rien au monde, je ne peux être candidat contre celui qui incarne l’esprit de mon Parti. Au contraire, je m’emploierai à le soutenir et à l’accompagner de façon constitutionnelle dans sa mission de rassembler et de réconcilier la Côte d’Ivoire dans la paix et la concorde.

Héritier légitime du père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, le Président du PDCI-RDA, est l’expression achevée du don de soi et des compromis salutaires. Aimé Henri Konan Bédié est, pour ainsi dire, le candidat naturel et légitime du PDCI-RDA. Une candidature tant spirituelle, constitutionnelle que politique.

Henri Konan Bédié : une candidature d’ordre spirituel et métaphysique

C’est à dix (10) mois de la fin du mandat du Président Henri Konan Bédié que des forces obscures ont perpétré le premier coup d’état militaire en Côte d’Ivoire, heurtant ainsi la volonté du père fondateur Félix Houphouet Boigny. C’était le 24 décembre 1999 de triste mémoire. Depuis cette date, notre pays s’est installé dans une instabilité permanente. On peut retenir globalement : La tentative de coup d’état de janvier 2001, qualifiée de complot de la Mercedes noire. La rébellion du 19 septembre 2002

La grave crise post-électorale de novembre 2010 à avril 2011 avec pour conséquence plus de 3000 morts, des milliers d’exilés et des centaines de prisonniers civils e militaires et de nombreux disparus. Pour tout dire, depuis ce stupide coup d’Etat de 1999, la Côte d’Ivoire connaît une spirale de violences. Et pourtant les sacrifices consentis par le Président Henri Konan Bédié sont connus de tous : Reconnaissance du pouvoir démocratique du Président Laurent Gbagbo aux termes des élections présidentielles de 2000 mettant fin aux illusions de ceux qui clamaient que le pouvoir était dans la rue.

Appel au dialogue entre le pouvoir du Président Laurent Gbagbo et la rébellion dès le déclenchement de la crise politico-militaire de septembre 2002. Soutien au Président Alassane Ouattara au 2ème tour des élections présidentielles de 2010, respectant ainsi sa parole et sa signature. Renonciation à une candidature du PDCI-RDA en 2015 pour soutenir le Président Alassane Ouattara, afin d’ouvrir la voie à l’alternance

Aujourd’hui, il devient plus qu’impérieux pour résoudre le problème de cette instabilité chronique sur le double plan spirituel et métaphysique de remettre Henri Konan Bédié là où on l’avait forcé à quitter par les armes, afin que notre pays renoue avec la démocratie apaisée et la stabilité.

Henri Konan Bédié : une candidature constitutionnelle

La limite d’âge fixée à 75 ans pour être candidat, contenue dans l’article 35 de la Loi N° 2000-513 du 1er août 2000 portant Constitution de la République de Côte d’Ivoire a été supprimée dans l’article 55 de la Loi N°2016-886 du 8 novembre 2016 portant Constitution de la République de Côte d’Ivoire. C’est cette loi qui doit régir l’élection présidentielle d’octobre 2020.

 » Il n’est pas superfétatoire d’affirmer que la clé de voûte de la stabilité et de la paix durable en Côte d’Ivoire est la réconciliation nationale »

Le Président Henri Konan Bédié qui n’est nullement frappé par la limite d’âge aux termes des dispositions de l’article 55 de notre nouvelle constitution peut être candidat. Toute tentative de changement des dispositions de cette Constitution à quelques mois seulement de l’élection présidentielle à venir sera perçue par les Ivoiriens et par la communauté internationale voire par les vrais constitutionalistes, comme un attentat juridique contre l’Etat de Côte d’Ivoire.

Henri Konan Bédié : une candidature politique

Un regard synoptique de la vie politique actuelle de notre pays fait du Président Bédié, le fédérateur de tous les antagonismes et le mieux placé pour conduire la Côte d’Ivoire sur le chemin de la réconciliation vraie.

D’abord Henri Konan Bédié est militant du PDCI-RDA et ce parti n’a jamais été en belligérance avec aucun autre parti politique en Côte d’Ivoire. En clair, Henri Konan Bédié de nouveau à la tête de la Côte d’Ivoire aura pour mission non pas de se venger mais de rassembler et d’associer les contraires. En outre, le Président Bédié en tant qu’initiateur de la plate- forme de l’opposition et de la société civile se présente comme un fédérateur incontournable pour une vraie réconciliation des ivoiriens.

Henri Konan Bédié : candidat naturel et légitime du PDCI-RDA

Le 6ème congrès extraordinaire du PDCI-RDA tenu à Daoukro, reprenant les différentes résolutions des bureaux politiques tenus depuis le 17 juin 2018, a reconduit le Président Bédié en tant que Président du PDCI-RDA jusqu’au prochain congrès ordinaire qui se tiendra après l’élection présidentielle de 2020. Ainsi, Henri Konan Bédié, en tant que Président du parti et premier militant actif du PDCI-RDA en est le candidat naturel et légitime.

 Mes chers amis de la presse nationale et internationale, pour celui qui s’intéresse à la vie politique de notre pays depuis l’éclatement de la crise politico-militaire jusqu’à la grave crise post-électorale, il n’est pas superfétatoire d’affirmer que la clé de voûte de la stabilité et de la paix durable en Côte d’Ivoire est la réconciliation nationale.Celle-ci, il faut l’affirmer, passe entre autres, impérativement par le retour immédiat du Président Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire et par l’organisation des élections présidentielles justes, transparentes, inclusives,  pilotées par une commission électorale véritablement consensuelle.

Il est aussi juste et légitime de relever que l’épine dorsale de cette réconciliation nationale et de la paix dans notre pays passe par le Grand Ouest, le Grand Centre voire le Grand Nord, origine du mécontentement armé de septembre 2002. Toutefois, plus que toutes les autres régions de notre pays et hormis le grand centre qui a aussi souffert le martyr, il est de notoriété publique que le grand Ouest a payé et continue de payer le plus lourd tribut des différentes crises qui ont émaillées la vie de notre nation.

En conséquence, aucune stratégie politique efficace de haut niveau de reconquête du pouvoir d’Etat par le PDCI-RDA ne peut prendre forme sans tenir compte de cette grande zone de notre pays qui regroupe dix régions. Une région cosmopolite, composite, accueillante, hospitalière en proie très souvent aux problèmes fonciers. Je suis de cette grande Région.

En ce qui me concerne donc, je suis l’héritier d’une Côte d’Ivoire d’un grand bâtisseur où la paix est une seconde religion, l’héritier d’une Côte d’Ivoire de la démocratie apaisée, des douze chantiers de l’éléphant d’Afrique et du don de soi, l’héritier d’une Côte d’Ivoire du bon ton, l’héritier d’une Côte d’Ivoire du patriotisme éclairé et de l’affirmation de notre indépendance et enfin, l’héritier d’une Côte d’Ivoire du goudron et des ponts. Riche de cet héritage et respectueux de la tradition africaine et des vertus qu’elle incarne, je ne saurai donc être candidat contre le Président Henri Konan Bédié candidature d’ailleurs soutenue, après moi, par les six zones politiques du PDCI-RDA.  

Mesdames et Messieurs les journalistes notre pays a besoin de renouer avec ses fondamentaux. Notre pays a besoin d’un nouvel ordre politique et d’un nouveau modèle ivoirien qui dit non à la xénophobie car l’étranger est une richesse pour notre pays, non à l’exclusion, non au rattrapage ethnique, non à la tricherie, , non à la violence verbale et physique, , non à la corruption, non au viol, non à la pédophilie, non au vol et détournement des deniers publics, non au marché passé de gré à gré, non au braquage etc….

Les grands axes de ce nouvel ordre politique et de ce nouveau modèle ivoirien, vous seront dévoilés à travers le projet de société du PDCI-RDA sous l’inspiration du président Aimé Henri Konan Bédié.

D’emblée voici ce que je propose :

Ce que je veux pour mon pays, c’est d’abord et avant tout la réconciliation nationale, la vraie cohésion sociale, l’unité nationale et le respect de l’Autorité qui incarne la République. Car en effet, insulter le Président de la République n’est pas un programme de gouvernement. Je veux parler à tous les citoyens libres de mon pays en leur demandant de se pardonner, de laisser derrière eux la récente histoire calamiteuse et meurtrière de nos populations et de ne se poser qu’une seule question : Quel avenir voulons-nous pour notre chère Côte d’Ivoire ?

« Je veux une nation administrée sur la compétence et non la promotion de l’ethnie, de la tribu, de la région ou de la religion »

Ce que je veux pour mon pays, c’est le refus de la stigmatisation et du communautarisme, au contraire, je m’inscris dans le renforcement et le respect des institutions qui fondent la République et garantissent la démocratie et la stabilité. Ce que je propose, c’est de faire en sorte que la Côte d’Ivoire soit une chance pour tous les ivoiriens. Je veux une nation administrée sur la compétence et non la promotion de l’ethnie, de la tribu, de la région ou de la religion ; c’est-à-dire une nation qui se construit dans l’acceptation et l’intériorisation des valeurs qui fondent la République.

Ce que je veux, c’est donc la fin de la politique du « rattrapage ethnique » et l’institution d’une égalité des chances pour tous les ivoiriens, pour tous les diplômés ivoiriens, candidats aux emplois publics et privés. Ce que je propose, c’est de redonner à l’Ecole ses lettres de noblesse après presqu’une décennie de déconstruction des valeurs.  Je mettrai un point d’honneur au recrutement des formateurs, à leur formation et à l’enseignement en général.

Ce que je propose, c’est que les jeunes diplômés ivoiriens titulaires d’un bac+5 soient pris en charge par l’Etat pendant deux ans au plus pour les aider à embrasser dignement la vie active. En attendant de créer les conditions d’une scolarisation gratuite, Je propose qu’à chaque rentrée scolaire, une allocation de rentrée scolaire (ARS) soit versée par l’Etat aux parents des enfants de 6 à 18 ans pour aider à leur scolarisation.

Je veux pour chaque agent de l’Etat, pour chaque salarié et pour chaque retraité de l‘Etat qu’un 13ème mois puisse leur être versé afin d’améliorer leur pouvoir d’achat chaque fin d’année. La Côte d’Ivoire en a les moyens et c’est cela le vrai programme social gouvernemental.Ce que je propose c’est le réaménagement du calendrier scolaire pour libérer entièrement la journée du mercredi au profit des enseignants du primaire.

« Ce que je veux c’est la suppression du décret du 31 juin 2018 portant limitation d’âge des véhicules importés d’occasion ayant entrainé des pertes de milliers d’emplois »

Ce que je veux c’est un Etat qui réduise les dépenses, qui refuse la drogue de la dépense publique et qui remette l’ordre dans les finances pour préparer l’avenir par l’investissement. Ce que je veux c’est la suppression du décret du 31 juin 2018 portant limitation d’âge des véhicules importés d’occasion ayant entrainé des pertes de milliers d’emplois au regard du niveau du revenu moyen de l’Ivoirien. Ce que je veux c’est de déconstruire l’Etat bureaucratique pour reconstruire un Etat entrepreneur qui soit une force d’entrainement.

Ce que je propose c’est le droit de notre pays de mettre en œuvre des politiques industrielles et de réserver une partie des marchés publics aux PME. Je propose que notre Etat tout en maintenant sa coopération séculaire, privilégiée et irremplaçable avec la France,  renforce ses relations avec tous les grands pays du monde. Chers amis journalistes, ce qui précède constitue un avant-goût d’un vaste projet de société qui fera l’objet d’une présentation solennelle en temps opportun.

Pour finir, nous devons tous retenir que notre pays aspire à la paix et à la stabilité. Il est donc crucial que nous nous mobilisons pour une démocratie apaisée et pour une élection présidentielle sans contestation qui passe nécessairement par :La réforme en profondeur de la Commission électorale indépendante ; Le respect de la Constitution ivoirienne votée et promulguée en novembre 2016.

Vive la Côte d’Ivoire !!!!!

Je vous remercie.

Basile Junior Gouali Dodo

  •  
    302
    Partages
  • 302
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Tags: , , , , ,
Articles liés

2019 | Afrik Soir | Tous droits réservés

Urgence Info