Côte d’Ivoire : Jacob Bleu répond à Bandaman après sa proposition de création d’un musée avec les droits d’auteurs de DJ Arafat

Le débat sur le musée en mémoire de DJ Arafat se poursuit. Après André Silver Konan qui a répondu au ministre Maurice Bandaman, en martelant que les droits d’auteurs de DJ Arafat appartiennent à ses ayant-droits et non au gouvernement, l’opérateur Jacob Bleu monte aussi au créneau. Tous les deux ne sont pas opposés à la construction d’un musée, mais au financement proposé par le gouvernement.

Mon avis sur l’argent de ses obsèques et ses droits d’auteur, à son domicile, proposée par le ministre de la Culture. Je crois que la Maison de production de l’artiste Arafat DJ, a déjà émis des pistes de rentabilisation qu’il faut certainement encourager : produits dérivés commerciaux à partir des images, sons et signes caractéristiques d’Arafat Dj; la production et la mise sur le marché de disques d’Arafat Dj ; la réalisation de films documentaires ou autres sur l’artiste; etc.

L’artiste a une famille et des héritiers. Il faut donc éviter de prendre l’argent des obsèques pour monter un quelconque projet. Ils peuvent décider de ce qu’ils veulent faire de leur héritage. Et on ne peut pas faire de prélèvement sur les fonds qui reviennent aux ayant-droits sans leur consentement préalable.

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Afin de ratisser large, en attendant d’avoir un musée pour chaque domaine ou personnalisé, il serait souhaitable d’envisager la mise en place d’un grand Musée national qui prendrait en compte les Arts de la scène; le cinéma; la littérature et les arts oratoires; les Arts visuels et numériques; la mode, etc.

Les petits musées déjà existants peinent à survivre et l’héritage d’Houphouët-Boigny est en ruine, à Yamoussoukro. Et puis, pour tenir longtemps, la plupart des musées qu’ils soient publics comme en France ou bien privés comme aux Etats-Unis, ont besoin de mécènes, des fondations et des contributeurs désintéressés qui les soutiennent. Ce qui n’est pas encore le cas en Côte d’Ivoire.

En clair, il serait plus cohérent de faire des choses qui s’inscrivent dans la durée et qui ratissent large, avec le soutien de l’Etat.

Jacob Bleu, artiste visuel et opérateur culturel

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Afrik Soir

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