Côte d’Ivoire : Grosse révélation sur les roitelets de l’entourage de Bédié qui vont faire perdre le PDCI

Henriette et Henri Konan Bédié à Daoukro le 10 janvier 2020

Dans exactement neuf mois et trois jours, devrait se tenir le premier tour de l’élection présidentielle ivoirienne tant attendue. Une élection que tout le monde s’accorde à dire très favorable au PDCI-RDA du président Henri Konan Bédié. La petite reine du PDCI

Tout, en effet, indique, aujourd’hui, qu’avec une détermination ferme et une stricte organisation tant au niveau des hommes que du mécanisme de suivi électoral, le PDCI-RDA du Président Henri Konan Bédié peut revenir au pouvoir. Et c’est ce qui motive le plus les militants, sympathisants et admirateurs du parti.

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Ce qui voudrait dire que la victoire annoncée du PDCI-RDA au soir du 31 octobre 2020 devrait être plutôt l’affaire de tous, militants, sympathisants, admirateurs ou même ceux qui voudront voter pour sanctionner tout simplement le pouvoir en place. Chacun son niveau, étant très important à ce stade des choses. Le PDCI-RDA est en pleine préparation de ce scrutin de tous les espoirs.

La victoire à ce scrutin sera non seulement une belle revanche sur l’histoire qui aura confirmé l’hégémonie de ce parti fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, ce parti inspiré et créé par feu le Président Felix Houphouët-Boigny, mais aussi et surtout une belle récompense aux énormes et incalculables sacrifices consentis par le président Henri Konan Bédié depuis 2000.

Le terour d’exil de Bédié, président du BDCI-RDA

Déjà, de son exil forcé après le coup d’Etat stupide qui l’a renversé, le président Bédié luttait pour le maintien à flot du PDCI-RDA. Une fois rentrẻ au pays en 2001, il a participé au forum de la Réconciliation initié par le Président Gbagbo, forum au cours duquel, il a dit à la face du monde qu’il « n’est animé d’aucune haine, d’aucune rancune, d’aucun esprit de vengeance, mais qu’il est prêt à contribuer au rétablissement de la paix, de la stabilité politique et de la démocratie ».

Fort de cette disposition au pardon, le Président Bédié a été le ceur du rapprochement avec ceux qui se réclamaient de la philosophie d’Houphouët-Boigny qu’il a amenés à créer le 19 mai 2005 à Paris, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP).

Cette plateforme créera alors les conditions de l’élection d’un des membres en 2010, en l’occurrence Alassane Ouattara, en tant que candidat du RHDP au second tour et pour lequel M.Bédié a appelé à voter le 12 novembre 2010 à la maison du PDCI-RDA. Toujours mû par sa volonté de la stabilité politique et le renforcement de la paix, Henri Konan Bédié appela à nouveau les militants du PDCI-RDA à faire de Ouattara le seul candidat du RHDP pour la présidentielle de 2015.

Ce qui fut fait et Ouattara eut son second mandat. En retour, Ouattara et son régime décident de dépecer le PDCI-RDA pour en faire un marchepied du RDR dans son ambition d’accrocher les autres partis à sa gloire et à son règne éternel, baptisé RHDP, parti unifié, créé le 26 janvier 2019.

Les sacrifices de Bédié et des Militants

Le refus de M. Bédié de liquider le PDCI-RDA, héritage de Felix Houphouët-Boigny, pour les beaux yeux du pouvoir en place, lui vaut alors les fourches caudines du régime. Bien de militants et cadres, placés à de hauts postes par Bédié pour aider, en principe, le parti, quí ont presque tous mordu à l’appât, sont partis au RHDP et sont les plus utilisés pour donner les coups les plus amers à leur ex-parti.

Quand ceux qui sont restés fidèles sont vidés à la pelle de l’administration ou des sociétés sous-tutelles (ils doivent libérer les tabourets), devenant ainsi des chômeurs, et sans moyens, ils ne peuvent entretenir les bases qui les suivent. Les moins chanceux sont traqués, sont en príson comme Jacques Mangoua, contraints à l’exil comme Noel Akossi Bendjo pour les plus connus, et sans doute que de nombreux autres sont des pri-sonniers en sursis et des exilés en attente.

Des procès contre la direction du parti, l’achat des cadres, le débauchage à coups d’argent et de poste, les menaces et intimidations,l’utilisation de son logo… tout y passe pour avoir la peau du PDCI-RDA. Mais, le président Bédié, qui a le soutien de la base, a tenu et réussi à hisser le parti à la tête de l’opposition en fédérant autour de lui les forces démocratiques du pays dans une autre plateforme (CDRP) alliée au FPI et à EDS, faisant de lui le favori de la prochaine élection présidentielle.

Tout ce travail soutenu par un journal, Le Nouveau Réveil, animé par des hommes et femmes qui y consacrent avec foi et abnégation toute leur jeunesse, leur énergie et s’offrent également en sacrifice, au moment où la mévente des journaux se conjugant avec le tarissement des ressources et soutiens. Chacun vivant avec la peur des lendemains, avec l’anxiété du sort qui lui sera réservé…

Tirer la machine PDCI-RDA par le bas tirer

La victoire du PDCI-RDA, le 31 octobre 2020, sera aussi une source de légitime fierté pour ces millions de militants, des plus willustres au plus inconnus qui ont dû subir, supporter et surmonter les frustrations, les humiliations, les privations et les peurs depuis 2000 face aux différents pouvoirs. Ces simples militants perdus dans les localités les plus reculées, dont les produits sont achetés au rabais, qui ne savent plus à quel saint se vouer devant la cherté de la vie.

Ces fonctionnaires et travailleurs du privé assommés au quotidien par les impôts et taxes inexpliqués, les factures CIE et SODECI galopantes, la scolarité, les soins médicaux dont les coûts flambent ; ces sans emplois à qui on ne crée des débouchés que sur papier et dans la propagande; ces députés et sénateurs qui se battent au parlement pour le respect des règles établies, pour le respect de la démocratie, pour la dignité du citoyen ivoirien ; ces maires et présidents régionaux qui subissent le chantage pour obtenir l’appui nécessaire au développement de leurs localités…

Malgré tous ces sacrifices faits par des hommes et femmes de conviction
qui entendent se souder autour du président Henri Konan Bédie pour la victoire en octobre 2020, il se trouve, hélas, un petit noyau se comportant en royaume, fait de princes, de lieutenants, de généraux et surtout de reine, dans un cercle proche du président, vivant en toute insouciance et agissant comme s’ils avaient déjà le pouvoir.

La petite reine qui tire le PDCI vers le bas

Ils disent faire au nom et avec avis du président (ce qui n’est pas forcement vrai), et usent souvent des stratagèmes pour se placer en de véritable muraille autour du président. Au point que ceux qui ont d’importantes bases mobilisées et veulent vraiment mener le combat peuvent être découragés par ce petit royaume ne calculant que son égo du moment.

De fait, au moment où le Président Bédié et le PDCI-RDA ont le plus besoin que tout le monde soit soudé, on a l’impression que ce royaume qui dit avoir des entrées partout (même en dehors du PDCI-RDA) joue à éloigner bien de gens, en les frustrant, en les banalisant, en les censurant, en les démotivant. Ce qui n’est pas sans démobiliser ces têtes, ces bras et pieds engagés dont le parti a besoin. Quel est donc ce petit royaume à qui tout le monde reproche tant de choses et qui s’entête sans être apparemment inquiété ?

Quelle est cette petite reine à qui personne n’ose dire mot et qui se croit tout permis ? Quelle est cette petite reine sans base politique qui règne, qui frustre et qui apparemment est intouchable ? Le PDCI-RDA se bat pour gagner en 2020 et il
doit gagner avec tout le monde. Le règne de cette petite reine, de ces lieutenants et généraux doit prendre fin. A suivre…

M.A. (Nouveau Réveil)

Photo d’archives ayant juste servi d’illustration

« Au PDCI, il n’y a pas de conflit de générations » (Responsable)
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