Côte d’Ivoire : Déguerpissement dans les forêts classées de Rapides-Grah (Méagui)

Déguerpissement des forêts classées de Rapides-Grah (Méagui). De milliers de paysans de plusieurs campements de Méagui et des centaines d’élèves sont sans abris depuis le mercredi 15 janvier.

Ces personnes, pour la grande majorité, des planteurs de café cacao, ont été déguerpies par des agents de la Société de développement des forêts (SODEFOR) parce qu’occupant illégalement des forêts classées. Un communiqué du ministère des Eaux et Forêts dont nous avons copie en date du 16 janvier a demandé l’arrêt de l’opération. Les raisons, elle porte atteinte à la paix sociale dans la région.

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Mais la décision du ministre des Eaux et Forêts  n’a pu freiner la horde des agents de la SODEFOR. C’est par des tirs en l’air, à en croire des témoins, qu’ils ont de fait commencé l’opération en rasant de nombreux villages. « On continue de détruire nos maisons. Ainsi, hier, le jeudi 16 janvier, les agents de la SODEFOR ont détruit Bandjikro. Puis vendredi 17 janvier, c’était le tour des campements de Ipoukro, Tanokoffikro, Djiminikro, Walèbo », a déploré l’une des victimes jointe, hier, au téléphone.

Déguerpissement des forêts classées de Rapides-Grah (Méagui)

« Ils ont même détruit nos écoles mettant plus de six cents (600) élèves dans la rues. Des Eglises, des Mosquées ont été détruites, des tonnes de cacao volées, des moutons, cabris, ainsi que des poulets, ils n’ont rien épargné », a fustigé notre interlocuteur qui a dénoncé la rapidité avec laquelle l’opération a démarré.

Déguerpissement Rapides Grah Méagui

« Le Sous-préfet nous a convoqués le mercredi 15 janvier. A cette rencontre, il nous a sommés de quitter les campements. Au moment où nous étions au bureau du Sous-préfet, des machines étaient déjà dans les villages. De nombreuses personnes ont ainsi perdu leurs biens », a rapporté notre source qui a poursuivi en ces termes « Depuis plus de 50 ans pour certains et plus de 60 ans pour d’autres, nous vivons dans ces campements. Nous plaidons pour notre réintégration », a-t-elle indiqué soulignant aussi que les familles disloquées sont à la recherche d’abris.

DJE KM

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