Côte d’Ivoire : De l’article 48 sous Gbagbo à la 3ème forfaiture sous Ouattara”

Quand la violence entre en politique, elle amène le déni du droit à la vie, aux lois. La démocratie est un système qui requiert la compétition des intelligences, et surtout le combat des idées. En violant notre loi fondamentale pour offrir un candidature exceptionnelle, Laurent Gbagbo a détruit le fondement constitutionnel de notre nation.

Ce pays a connu le bombardement de la résidence présidentielle pour la première fois de son histoire et l’instauration de la plus grande concentration publique d’inaptes à la gestion de la chose publique, la plus grande concentration de mensonge, le plus grand delitement de ce rassemblement de l’humour et des portefeuilles cautionné par des bombes étrangères. Nous sommes a la naissance de la République des médiocres. Une république devenue le jouets d’hommes sans origines, sans histoires, sans paroles, sans intégrité ! La république du non droit, de la suffisance, de l’exil, de la justice injuste…

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De ceux qui trouvent leur femme belle en prière, de ceux qui trouvent qu’ils ont été possédés, de tous ces gens qui ont tourné le dos aux valeurs de la nation pour embrasser une hydre visqueuse exempte de droiture et volontairement violeuse de liberté, nous retenons ceci : une nation ne se construit pas avec des girouettes ! Une république qui autorise la naissance d’un roi n’est plus une république ! Le président ne peut pas être à lui seul : le chef de l’armée, le chef de la magistrature, le chef de la commission électorale, le grand argentier, l’unique caissier…il ne peut pas gouverner comme un despote. Il ne peut pas faire valser le destin de millions de personnes par ses humeurs, ses ordonnances en dehors des canons de la loi ! Il ne peut pas mentir impunément au yeux de tous, et se renier incessamment comme un amnésique sénile !

Notre système de gouvernance est totalement absurde.

Il est notre pire ennemi. La politique locale s’est transformée en une source d’enrichissement illicite. La revalorisation de tous les cancres de la République est devenue un rituel maléfique prospère. Les déserteurs deviennent des héros, les insulteurs, des hérauts. Les juges prononcent des sentences sans fondements. Nous vivons dans la lie de la médiocrité ! L’article 48 a introduit la déliquescence dans l’ambrion nationale. Il a dénaturé la pensée correcte, il a blessé les fondements de la nation. Pour tous les jeunes qui parcourent ces lignes, ne vous le dit en toute simplicité et lucidité : ne céder jamais devant la force !

En 10 ans nous avons fait le tour de l’inacceptable et des cauchemars les plus effroyables. Même sans article 48, sans Macron, sans la France, sans la communauté internationale, nous allons en fiers ivoiriennes et ivoiriens

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Emmanuel Macron et Alassane Ouattara

Si la force fait le droit, elle détruit l’intelligence et ensuite elle réduit en esclavage ! Il faut savoir dire non ! Non ! Le mal progresse et grandit dans le silence. Cependant, au déla des erreurs, des fautes, cette situation nous donne une autre lecture. Devant l’arbitraire, devant les menaces, devant les mensonges, devant la violence, nous devons réunir nos espérances et nos expériences. Nous devons nous battre contre ceux dont la vanité défie le bon sens, Dieu, les quatre point cardinaux. L’unité ivoirienne, le rassemblement des ivoiriens demeure incontestablement la seule alternative pour sortir de pays de l’ornière.

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En 10 ans nous avons fait le tour de l’inacceptable et des cauchemars les plus effroyables. Même sans article 48, sans Macron, sans la France, sans la communauté internationale, nous allons en fiers ivoiriennes et ivoiriens, tous, unis, absolument, définitivement éviter la 3ème forfaiture !

Lebel N’GORAN 15.09.2020

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