Côte d’Ivoire: Commercialisation de l’anacarde, la grosse arnaque du RHDP !

La recherche agricole, activité en amont des filières, a toujours eu une place de choix dans les grands plans de développement du PDCI-RDA. L’encadrement des producteurs et la commercialisation des productions agricoles étaient assurés par des dispositifs qui ont fait le bonheur du monde rural. Aujourd’hui, alors que le PDCI-RDA a permis le développement du secteur agricole et diversifié les sources de revenus des paysans, ce sont les producteurs appauvris, affamés et abandonnés qui crient au secours !

Le Programme d’Investissement Agricole de première génération n’a jamais eu le soutien de l’Etat. On n’a donc pas pu réaliser les investissements de base, conditions préalables à l’intervention de l’Etat. La réforme des filières, notamment celles du Café/cacao, du Coton/anacarde et de l’Hévéa/palmier, bien que fondée sur un diagnostic pertinent, peine à donner des résultats au profit des producteurs.

A lire aussi : Mévente de l’anacarde : « Acheter en dessous de 375 FCFA n’est pas acceptable » (DG du CCA)

Les producteurs de cacao sont à plus de 54% pauvres. Les producteurs de l’hévéa puis du palmier attendent ce que peut leur apporter un organe naissant. Depuis trois ans, les producteurs d’anacarde se voient spoliés de leurs recettes par une organisation obscure de commercialisation pilotée par quelques groupes forts. En 2018, 2019 et 2020, les prix plancher d’achat bord champ de la noix de cajou n’ont jamais été respectés. Pis, les produits restent sous les bras des producteurs.

Commercialisation des produits agricoles sous le régime RHDP Anacarde, la grosse arnaque !

La politique de transformation souffre d’une vision et de stratégies adaptées. Après plusieurs années de la mise en œuvre de la réforme de la filière anacarde, le taux de transformation de notre anacarde n’a guère atteint 10 % de notre production nationale. L’objectif fixé à cette filière était d’aller au-delà de 70% en 2020, année de l’émergence. Nous y sommes pourtant. Cette année, avant la fixation du prix bord champ de l’anacarde, les producteurs commercialisaient leur produit à un prix au-dessus de 500 f CFA. Aujourd’hui, face au prix de 400 f CFA le kg du Gouvernement, les paysans se voient offrir des prix d’achat de 150 à 250 f CFA le kg, selon les localités.

Il y a une mévente de l'anacarde en Côte d'Ivoire, en 2019
Il y a une mévente de l’anacarde en Côte d’Ivoire, en 2019

Le drame dans l’affaire c’est que les autorités de régulation de l’anacarde semblent ne pas avoir la réalité du terrain et chantent aux oreilles de leurs maîtres que tout se passe bien. Les producteurs d’anacarde, las de leurs souffrances, font dorénavant entendre leur voix. Le malheur de notre pays et des producteurs, c’est que ces dirigeants sont en panne d’idées et de capacité à faire face à leurs problèmes. En lieu et place d’une bonne politique de transformation, on présente, tenez-vous bien, un projet de construction d’une grande usine à Yamoussoukro pour absorber toute la production nationale.

Aujourd’hui, face au prix de 400 f CFA le kg du Gouvernement, les paysans se voient offrir des prix d’achat de 150 à 250 f CFA le kg.

Pour soi-disant encourager la transformation, on offre aux grands exportateurs une prime au kilogramme de noix transformées. In fine, les petits transformateurs locaux, n’ayant pas la trésorerie pour collecter les noix, sont incapables de faire face à la concurrence. Certains gros exportateurs organisent un réseau de pisteurs qui achètent les produits moins cher, mais les comptabilisent au prix fixé par l’Etat, avec les marges supplémentaires de la péréquation et du transport. Au final, ils ramassent l’argent de l’Etat et des producteurs.

Faisant suite à cette mauvaise politique de commercialisation, les producteurs ivoiriens de noix de cajou ont perdu, entre les campagnes 2017/2018 et 2018/2019, plus de 800 milliards de FCFA, selon estimations de sources fiables. La saignée va continuer encore cette année. Dans cet imbroglio managérial, les responsables des filières ne se sentent pas redevables à leur ministre de tutelle la plupart du temps. Leur nomination étant faite depuis là-haut sur des bases politiques, ils en font à leur tête.  Les points sur ces dossiers sont faits au-dessus du ministre, avec des explications et des chiffres erronés.  La question est de savoir ceux à qui profite tout ce système.

Le PDCI-RDA avait permis le développement du secteur agricole et diversifié les sources de revenus des paysans

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Quant à la filière hévéa, elle souffre toujours d’un manque d’infrastructure de transformation et d’une politique d’appui au secteur de la commercialisation et de la transformation. Sous le PDCI-RDA, la Côte d’Ivoire assurait 100 % de la première transformation du caoutchouc naturel. Le PDCI-RDA a mis en place une politique de production avec un objectif de 600000 tonnes sous le président Bédié. Les différents programmes ont connu un tel succès que notre production nationale de caoutchouc est estimée aujourd’hui à plus 1 500 000 tonnes.

Malheureusement, notre dispositif de transformation sur place n’excède guère 500 000 tonnes, par la faute d’une pression fiscale de type piqueur suceur, et d’une absence d’accompagnement du secteur privé pour une transformation locale. Il y a eu en conséquence une ruée vers l’exportation de fond de tasse. Cette solution de facilité ne peut prospérer aujourd’hui qu’au détriment des producteurs.

PDCI développement secteur agricole . Henri Konan Bédié, président du PDCI
Henri Konan Bédié, président du PDCI

Le PDCI-RDA avait permis le développement du secteur agricole et diversifié les sources de revenus des paysans

En effet selon les estimations au sein de la cellule du PDCI-RDA, si un exportateur de fond de tasse achète le kilogramme de caoutchouc au prix de l’APROMAC, il perdra autour de 25 f CFA par kilogramme de caoutchouc naturel exporté. En clair, pour que l’exportateur continue son activité, il est obligé d’acheter le fond de tasse à un prix bien inférieur au prix fixé par l’APROMAC. C’est le drame que vivent les producteurs de l’hévéa. Avec la crise sanitaire que nous vivons, l’équation est devenue plus difficile à résoudre. Nous reviendrons plus en détails sur cette filière avec les difficultés des usiniers et des exportateurs qui impactent la vie des producteurs d’une filière naguère prospère et enviée.

Dans cette grisaille du milieu rural, on apprend en outre que l’inscription en année doctorale va coûter 590 000 F CFA par étudiant à l’université Felix Houphouët Boigny. Autant dire qu’on veut éliminer les enfants des producteurs de Côte d’Ivoire de la formation de haut niveau. Par ailleurs, le programme agricole du PDCI-RDA que le président Bédié va très bientôt révéler aux Ivoiriens, reprend les grands axes de sa vision contenue dans le document : « l’Agriculture Ivoirienne à l’Aube du 21ème siècle », document réalisé sous la conduite du ministre d’Etat Lambert Kouassi Konan. Ce document est actualisé par des cadres nationaux et internationaux de haut niveau.

Sous le PDCI-RDA, la Côte d’Ivoire assurait 100 % de la première transformation du caoutchouc naturel

Le programme agricole du PDCI-RDA ne vise pas seulement à fixer le kilogramme de cacao à 1000 f CFA, pour des besoins de campagne électorale, mais il a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des producteurs, toutes les filières confondues,  et des habitants du milieu rural, pour leur permettre de  prendre en charge leur santé, celle de leur famille, ainsi que l’éducation de leurs enfants. Ce programme fait une place de choix à la sécurité alimentaire, à la nutrition et à la sécurité sanitaire des aliments. Les producteurs, ainsi que les habitants du milieu rural n’ont d’espoir qu’en l’avènement du PDCI-RDA au pouvoir.

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Ce parti politique, né du Syndicat Agricole Africain, est le seul parti qui a les solutions pour le milieu rural. Nous demandons aux producteurs de Côte d’Ivoire et à l’ensemble des populations issues du milieu rural, de garder espoir, car le PDCI-RDA arrive. Ils doivent, de ce fait, contribuer incessamment au retour du PDCI-RDA aux affaires avec le président Bédié, témoin et acteur du miracle ivoirien aux côtés du président Houphouët-Boigny. Aussi doivent-ils se faire enrôler massivement et observer une vigilance pour contrer toutes les actions de tricherie qui sont actuellement en cours. Le temps de la victoire pour le « Progrès pour tous et le Bonheur pour chacun n’est plus loin ».

Soumaïla KOUASSI BREDOUMY,

Ph.D, Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA chargé du monde rural,

Commandeur du mérite agricole, Côte d’Ivoire

Chevalier du mérite agricole, France

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