Côte d’Ivoire : Ange Kessi accuse la préfecture de police d’Abidjan de rançon sur des personnes raflées

Le contre-amiral Ange Kessi Kouamé

Le commissaire du gouvernement ivoirien, le colonel Ange Kessi accuse, dans des termes sans équivoque, la préfecture de police d’Abidjan, dirigée par le commissaire Inza Dosso, de s’adonner à de la rançon sur des personnes raflées, au sein même de ladite préfecture. Ci-dessous la note d’information publiée sur la page officielle du Tribunal militaire d’Abidjan.

Pendant que le Commissaire du Gouvernement effectue des visites inopinées dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie, exprimant sa satisfaction à certains et donnant des conseils à d’autres, il existe une catégorie d’agents des services de la Police Nationale qui font parler d’eux de la plus mauvaise manière. Ange Kessi et le préfet de police.

Courant novembre 2019, le Commissaire du Gouvernement a visité la Préfecture de police d’Abidjan où il a pu se rendre compte de la situation des raflés. Il en a discuté avec le Préfet de police et a rendu compte à Monsieur le Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, des mesures à prendre pour éviter de violer les droits humains et garder ainsi la confiance entre la population et sa Police Nationale.

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Malheureusement, il nous revient, le parquet militaire s’entend, que des personnes même détentrices en effet de pièces justificatives de leur identité sont interpellées et conduites à la Préfecture de police d’Abidjan, où, plus grave, elles sont relaxées après avoir déboursé de l’argent. Le Contre-amiral ne manque pas aussi d’occasion pour le signifier aux forces de sécurité, comme il l’a fait lors du repas de corps au 3è arrondissement, le 7 février dernier, devant tous les chefs de services.

Les rafles, un service d’assistance de la population et non de répression

« Les rafles sont cependant des mesures administratives qui obéissent à des règles bien précises. L’adhésion du peuple, combinée à une confiance sans défaut aux forces de l’ordre, relève du traitement que nous réservons à nos concitoyens », avait-il dit lors de cette cérémonie. Et d’ajouter  » Si le parquet militaire reçoit une plainte, je dis bien une seule plainte, documentée et suffisamment appuyée par des preuves irréfutables, une enquête sera ouverte et le Tribunal Militaire d’Abidjan n’hésitera pas à arrêter quiconque de la chaine de commandement mis en cause ou cité dans cette honteuse manoeuvre de violation grave des droits humains ».

Le Commissaire du Gouvernement, Chef du parquet militaire, le Contre-amiral Ange Kessi Kouamé demande enfin aux différents chefs de ces unités de cesser immédiatement ces violations graves des droits humains en se conférant simplement aux règles qui commandent les opérations de rafle dans le strict respect des droits de l’homme.

Sercom
KESSI Ange Bernard Kouamé
Commissaire du Gouvernement près
Le Tribunal Militaire d’Abidjan

Voici ce que Ange Kessi reproche au commissaire Tébily après le meurtre de l’élève à Dimbokro

Ange Kessi préfet police

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