Côte d’Ivoire : 80 ex-employés de Fraternité Matin attaquent Venance Konan en justice

L’affaire du licenciement collectif des employés de Fraternité Matin survenu en décembre 2018 connait un nouveau rebondissement. Quatre-vingt (80) ex-employés ont saisi la justice. Leurs droits légaux n’ont pas été correctement payés selon eux.

La première audience qui oppose ces 80 ex-employés, affiliés à la Centrale Dignité et Fraternité Matin s’est ouverte le mardi 17 décembre 2019. Et ce, après la visite du chef de l’État, Alassane Ouattara le lundi 9 décembre 2019, à l’ouverture des festivités marquant les 55 ans d’existence de ce quotidien national.

A lire aussi : « Fraternité Matin aurait pu être le journal de la Côte d’Ivoire, hélas ! »

Selon les calculs effectués par les services de comptabilité de la Centrale Dignité et l’inspection du Travail d’Adjamé, le groupe Fraternité Matin doit plus de 100 millions de FCFA à ses ex-employés. Pour les déflatés, l’entreprise a utilisé des méthodes non conformistes pour tromper leur vigilance.

Ils dénoncent que l’entreprise dirigée par Venance Konan ait profité pour se défaire des employés gênants. Parce qu’au soir de leur licenciement, au mépris de la loi, elle a lancé un recrutement dans tous les services. Les déflatés concluent que Venance Konan défie tout le monde car il dit avoir le soutien du président Ouattara.

employés Fraternité Matin

Pour certains, il a fait savoir à ses proches qu’il restera directeur général de Fraternité Matin tant que le président Ouattara sera au pouvoir. Soulignons que le vendredi 12 décembre 2019, le Tribunal de première instance de Yopougon avait imposé au quotidien national à payer 15 millions FCFA d’indemnités supplémentaires et spéciales à deux journalistes.

Et pour cause, l’entreprise de presse gouvernemental Fraternité Matin avait abusivement licencié des travailleurs depuis le 18 décembre 2018. Quant à l’ancien chef des vigiles, Abdoulaye Zibo, l’entreprise doit lui verser également 28 millions de FCFA.

Difficultés de Fraternité Matin

Pour rappel, l’entreprise dirigée par Venance Konan avait connu des difficultés financières et ses dirigeants ont fait adopter par le gouvernement en Conseil des ministres en 2017, un plan de redressement assorti d’une mesure de licenciements collectifs touchants plus de la moitié des travailleurs.

Ainsi, une somme de 1,4 milliard FCFA a été promise par le gouvernement. En définitive, cette somme devrait accompagner le plan sociaL. Cependant, n’a pas dépassé le stade des déclarations publiques.

Karina Fofana

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Karina Fofana

Précédent

Côte d’Ivoire : 11 orpailleurs clandestins interpellés dans une forêt classée de Badénou

Suivant

Côte d’Ivoire : Un jeune policier auteur présumé de l’assassinat de Percide Kokora, arrêté

Commentaires

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *