CAN 2019 : « Gbohouo a évité l’humiliation aux Éléphants face aux Marocains » (Fernand Dédeh)

L’équipe ivoirienne a perdu, une fois de plus, une bataille devant le Maroc. Elle est entrée dans le match de la meilleure manière, avec une action placée fulgurante. Échange sur le côté droit, plongée de Serge Aurier, suivi d’un centre qui aurait pu connaître un meilleur sort, avec la tête de Kodjia. Le jeu ivoirien était là, les mouvements sur les ailes, la vitesse, puis les centres où les retraits. Mais l’équipe n’avait pas les moyens et le collectif pour enchaîner, écarter le jeu sur les côtés. Les Marocains, étaient supérieur dans le bloc collectif, dans la maîtrise technique. Logiquement, ils ont marqué à la 23 ème minute. Ils auraient pu en marquer davantage. Mais il y avait ce vendredi 28 juin, dans les buts des Éléphants, Gbohouo Sylvain…

Ibrahim Kamara: Le sélectionneur ivoirien a manqué de flair et d’inspiration dans ce match. Il est maître de ses vestiaires, il connaît la forme de ses joueurs, il sait pourquoi il a aligné exactement la même équipe sur deux matches consécutifs en coupe d’Afrique, dans la fournaise du Caire. Au résultat, une équipe totalement vaporisée, un milieu indolent, une attaque orpheline, une défense constamment à la bourre, des remplacements par défaut… En 68 mn, il avait épuisé ses changements. Ce qui n’est pas dans ses habitudes. Note: 2/10

Gbohouo Sylvain: Ah, le gardien ivoirien. Il a pris le brassard de dernier rempart dans ce match. Des sorties libéro pour combler les vides laissés par ses défenseurs, des gants fermes sur sa ligne de but, une présence active pendant 90 mn pour éviter l’humiliation à son équipe et à la Côte d’Ivoire. Le meilleur homme du match chez les Ivoiriens. Quelques hésitations sur les corners marocains. Sur le but marocain, il ne pouvait absolument rien. Note: 8/10

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Serge Aurier: Il n’a pas compris lui pourquoi Hervé Renard a placé sur son côté, Nourredine Amrabat, un trentenaire, puissant et athlétique. Juste que le technicien français savait que la force de frappe, c’était entre-autre Serge Aurier et là dynamique qu’il était capable d’impulser sur son côté. Il fallait lui réserver un traitement spécial par un joueur d’expérience. Le capitaine ivoirien a payé le prix. Le but est arrivé sur son côté. Il a fini par quitter ses coéquipiers, blessé à la cuisse. Note: 4/10

Wonlo Coulibaly: le latéral gauche s’est battu du mieux qu’il pouvait. Il a défendu sa zone. Il a essayé par moments, des montées et des relais au milieu. Mais moyen dans l’ensemble. Pas encore le niveau d’un latéral moderne, capable par des centres précis, de fournir en ballons potables, ses attaquants. Du boulot. Note: 5/10

Wilfred Kanon: Il n’a pas eu de répit dans ce match. Tant les offensives marocaines étaient régulières dans la zone de feu des Éléphants. Il a supporté avec ses ses coéquipiers, le poids du match. Note: 5/10

Ismael Traoré: Le roc! Défenseur à l’ancienne, il se contente de défendre sa zone, de chasser le ballon, pas le genre qui va par une percée, sortir un ballon de sa zone et surprendre La défense adversaire ou décaler un partenaire. Il fait le boulot pour lequel il est là. Point. Note: 5/10

Serey Dié: Premier ballon, première perte. Le garçon n’est jamais entré dans ce match. Il est volontaire, courageux, prêt à aller au combat. Mais face à un milieu marocain techniquement au dessus et qui sait varier le jeu, jeu court et jeu long, Serey Dié a flotté. Ni dans la récupération, ni le soutien à ses attaquants, il n’a pas été présent. Sauf sur un tir cadré… Note: 4/10

Franck Kessié: Toujours et toujours, de mauvais choix. Ce ballon qu’il contrôle toujours de trop, ce jeu latéral, cette lenteur… Face à la vivacité marocaine, le Milanais a été vite noyé. Note: 3/10

Sery Jean-Michael: Il avait promis de donner à 200% pour son équipe. Même pas 10% dans ce match. Dépassé, incapable d’orienter ou d’accélérer le jeu, de changer de rythme, il a tourné sur lui même au milieu du terrain. Présent-absent dans le match. Note: 2/10

Nicolas Pépé: Le Lillois découvre la rigueur de la coupe d’Afrique. On ne joue pas la CAN comme on joue les matches de ligue 1 en France. Tu n’as pas les mêmes joueurs autour de toi, tu n’es pas dans une équipe dont les joueurs ont le même niveau de forme, niveau technique, la même gestion des espaces. En coupe d’Afrique, on se bat deux fois plus, on provoque, on supplée, on soutient, on défend, on prend ses responsabilités. Note: 4/10

Max Gradel: Qu’elle envie de jouer, de bien faire. Mais complètement aspiré. Et puis, cette fixité sur son côté! Il a suffisamment d’expérience pour comprendre que les permutations peuvent servir à changer le rythme du jeu et perturber l’adversaire. Il a suffisamment d’expérience pour comprendre que les balles arrêtées dans les 25 m, on les provoque. Mal inspiré dans ce match, le Toulousain. Note : 4/10

Jonathan Kodjia: un ballon d’entrée puis des appels et des contre-appels sans réponses. Obligé de descendre pour aider sa défense sur les corners. Un rôle bien pénible quand on est ainsi privé de ballons et qu’on doit courir dans le vide. Note: 4/10

Les remplaçants: L’équipe est déséquilibrée au moment où Maxwell Cornet, Bony Wilfred et Bagayoko Mamadou entrent. L’équipe n’a plus alors que deux récupérateurs au milieu du terrain. Totalement cassée. Eux aussi noyés. J’ai cependant noté les bonnes dispositions de Bakayoko Mamadou, percutant sur le côté droit, la dynamique dans les pieds. Une promesse.

Les dirigeants: Je n’ai pas compris la fébrilité des invités de Sidy Diallo dans la tribune officielle qui leur était réservée. Inutilement nerveux. Le football, c’est la fraternité, c’est l’amitié, c’est le fair-play, c’est l’élégance. Des dirigeants marocains ou algériens se sont trompés de tribune et sont passés dans la zone réservée aux Ivoiriens, pas besoin de crier, de se donner en spectacle comme certains l’ont fait. Sidy Diallo est intervenu pour calmer les esprits, j’ai vu Sory Diabaté aussi intervenir. Les têtes étaient donc là. Quelles sont ces têtes excitées!!!! Certains voulaient se faire voir. Criaient dans le stade. Se donnaient en spectacle. Ce n’était pas joli du tout. 
Carton Jaune!!!!

Les supporters : Ils ont joué leur partition. Comme à leur habitude. Un plaisir de les voir ainsi. Accompagner les joueurs, captiver l’attention dans le stade. Le Maréchal Bassolé a même reçu le trophée de meilleur supporter. Bravo les gars.

Fernand Dédeh

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