Burkina Faso : Les autorités interdisent pour la deuxième fois une marche, depuis la chute de Compaoré

Roch Marc Christian Kaboré, président du Burkina Faso

La marche des syndicats et organisations de la société civile regroupés au sein du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) aura-t-elle lieu comme prévue ce lundi 16 septembre 2019, dans la capitale burkinabè ? En tout cas, le maire de Ouagadougou, Armand Béouindé, l’a interdite en raison du contexte sécuritaire lié aux attaques terroristes auquel le pays est confronté depuis quelques temps, stipule une note d’information en date du 11 septembre 2019, dont Afriksoir.net a reçu copie.

« Par correspondance ci-dessus citée en référence, vous avez bien voulu porter à ma connaissance l’organisation d’une marche suivie d’un meeting, le lundi 16 septembre 2019 dans le cadre d’une journée nationale de mobilisation et d’interpellation sur la situation nationale. Cependant, au regard du contexte sécuritaire national actuel et de la mobilisation des Forces de Défense et de Sécurité à cet effet, je suis au regret de ne pouvoir donner une suite favorable à votre requête », a-t-il signifié aux initiateurs de ce rassemblement.

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Laquelle correspondance a été signée par délégation par le secrétaire général de la mairie, Christian Charles Rouamba. En effet, ce n’est pas la première fois qu’une marche est interdite depuis l’arrivée de Roch Kaboré à la tête du Burkina Faso. En octobre 2017, le coordonnateur national du Cadre d’expression démocratique (CED), Pascal Zaïda, et trois de ses compagnons avaient été interpellés et gardés à vue alors que ces derniers tentaient d’organiser un meeting interdit par la mairie au rond-point des Nations unies à Ouagadougou.

Ce jour là, un fort détachement des forces de l’ordre avait été déployé sur le périmètre du meeting. Mais contre toute attente, les initiateurs ont reçu à tenir leur meeting, avant d’être stoppé par les forces de sécurité. Le Burkina Faso, pays frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d’attaques jihadistes régulières depuis le premier trimestre 2015. Le Nord et l’Est sont particulièrement touchés alors que Ouagadougou a été frappée à trois reprises.

En août 2019, Vingt-quatre soldats ont été tués lors d’une « attaque d’envergure » de « groupes armés terroristes » dans le nord du Burkina Faso. C’est l’attaque jihadiste la plus meurtrière qu’ait subie l’armée burkinabè.

Moïse Yao K.

« La communauté internationale a des devoirs vis-à-vis du Sahel » (Mahamadou Issoufou à Ouaga)
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