Bénin : Patrice talon et la « faute à la loi » (Opinion)

Il y a un an (le lundi 25 février 2019), le Président de la République expliquait aux opposants qu’il a convoqués au palais, les raisons pour lesquelles ils risquaient d’être exclus des législatives.

Ce n’était pas sa faute, ni celle de son ministre de l’intérieur. C’était la faute à la loi qu’ils avaient eux-mêmes votée et qu’il fallait appliquer rigoureusement. Une dizaine de jours plus tard, toujours droit dans ses bottes, il enverra majorité et opposition « s’entendre » à l’assemblée pour modifier la loi, s’il en est besoin. Mais il ne fallait surtout pas lui demander de violer la loi.

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Le 15 septembre 2019, Jean-Baptiste ELIAS déclarait ceci sur les ondes de SOLEIL FM, et rapporté dans les colonnes de MATIN LIBRE du lendemain : « Pendant qu’ils appliquaient les textes à l’opposition, il y a eu des largesses pour les candidats des blocs pro-Talon (…) Nous sommes dans la même République, il faut que la même règle s’applique à tout le monde et dans tous les sens. »

Quitus fiscal au Bénin

Voilà qu’aujourd’hui le quitus fiscal qui, selon Jean-Baptiste ELIAS du FONAC pourrait avoir éte illégalement refusé à certains demandeurs, est déclaré gratuit, sans que rien n’ait changé dans les dispositions légales y relatives. Tout comme les pièces administratives que les candidats demanderaient dans les mairies.

Comment après tout ceci, le Chef de l’État pourra-t-il encore convaincre ses compatriotes que la rigueur de la loi n’est pas une notion strictement liée aux humeurs ou pire, aux intérêts du puissant du moment ?

Bertrand Megbletho

Bénin Quitus gratuit candidats

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Afrik Soir

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