Bédié et Gbagbo, « les deux plus grands acteurs de la vie politique ivoirienne » (Georges Armand Ouégnin)

La plateforme politique Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS) se réjouit, en ce jour symbolique du 14 septembre 2019, de co-organiser ce meeting de la Réconciliation et de l’Espoir avec la plateforme sœur de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP).

Oui, Espoir parce que ce rassemblement ambitionne de redonner confiance  à ce valeureux peuple de Côte d’Ivoire qui, depuis les tragiques évènements de la crise post-électorale de 2011, est à la recherche de la paix, non pas la paix par la force et les armes, mais la paix véritable, la paix des cœurs et des esprits.

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Oui, Espoir parce que fort heureusement, les deux plus grands acteurs de la vie politique ivoirienne : le président Laurent Gbagbo, fondateur et président en exercice du FPI, référent politique de EDS et son ainé, le président Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA, initiateur de la CDRP, très sensibles aux cris de souffrance et de désarroi du peuple Ivoirien, ont décidé de surmonter leurs différends dans l’intérêt supérieur de la mère patrie. C’est le lieu de leur témoigner notre infinie reconnaissance pour avoir accepté de se réconcilier et d’unir leurs forces pour une véritable réconciliation de tous les Ivoiriens à la veille des échéances électorales de 2020 qui s’annoncent cruciales et déterminantes pour notre pays.

Oui, chers frères et sœurs, si les Ivoiriens ne sont pas réconciliés, il y a fort à parier que nous ne pourrons jamais organiser des élections sans lendemains tumultueux et sans morts à dénombrer comme nous a malheureusement habitués ce régime liberticide.

Ainsi pour la paix en Côte d’Ivoire ,nous invitons le gouvernement à rassembler toutes les forces vives de la nation pour une concertation inclusive sur la question de la réforme de la Commission Electorale Indépendante (CEI),conformément à l’arrêt du 18 novembre 2016 de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples(CADHP) qui fait injonction à l’Etat de Côte d’Ivoire de modifier dans un délai de douze mois la loi électorale du 18 juin 2014, portant création, composition, attributions et fonctionnement de la CEI, au motif peu honorable que « … l’Etat a  violé son obligation de créer un organe électoral indépendant et impartial, prévu par l’article 17 de la charte Africaine sur la démocratie et l’article 3 du protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance …»

Comme vous pouvez le constater, la CADHP avait demandé une réforme intégrale de la CEI, mais la confiance étant rompue entre les différentes parties prenantes aux discussions entamées le 21 Janvier 2019, il devenait alors impérieux d’organiser une véritable concertation nationale telle que le stipule l’article 3  du protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance.

Malheureusement, contre le bon sens et le respect des engagements internationaux de la Cote d’Ivoire, les tenants actuels du pouvoir vont imposer leur dicktat en faisant fi des observations et autres propositions de l’opposition significative que représentent EDS et la CDRP, pour servir une loi sur la  recomposition de la CEI qui est très loin d’être consensuelle, indépendante et impartiale.

Cette loi que nous pouvons qualifier de « loi RHDP » a été votée au forceps par les deux chambres du parlement et promulguée à la va-vite, opérant ainsi un véritable passage en force. Nous ne pouvons pas l’accepter et nous ne l’accepterons pas.

Mais chers frères et sœurs, camarades militantes et militants, ce que nous avons pu observer, c’est que l’opposition et la société civile de façon générale avaient contesté cette loi confligène.

Cependant contre toute attente, certains de ceux qui l’avaient décriée ont décidé de faire leur entrée au sein de la commission centrale, victimes du jeu trouble des tenants actuels du pouvoir qui vont ainsi user de subterfuges pour diviser l’opposition et la société civile en invitant certains à la table des discussions et en ignorant, au passage, les autres.

Rassurez-vous, ce stratagème ne passera pas parce que EDS et la CDRP sont des plateformes qui rassemblent des hommes et des femmes dignes, des hommes et des femmes de conviction et non des partisans de la politique du ventre et du tabouret !

Rassurez-vous aussi, chers frères et sœurs, que cette forfaiture ne passera pas par nous  et nous profitons de ce rassemblement extraordinaire de tous les Ivoiriens et de toutes les personnes de bonne volonté éprises de liberté, de democratie,de justice et de paix ,pour  réclamer avec force et conviction, la réouverture du dialogue politique réellement inclusif , réunissant à la fois, autour d’une table, les politiques et la société civile. Pour ce faire, nous utiliserons tous les moyens démocratiques et légaux pour la stabilité et la paix en Côte d’Ivoire.

Nous le ferons par le dialogue qui est la seule alternative crédible pour le règlement de tous les conflits sur cette terre des hommes.

Le dialogue, l’arme des forts, parce que unis, nous sommes forts. Le dialogue  cher au PDCI-RDA du président Henri Konan Bédié, resté fidèle à cette valeur prônée toute sa vie durant par Félix Houphouet Boigny, le père de la nation.

Le dialogue qui n’est rien d’autre que la philosophie politique du « asseyons-nous et discutons » si cher au  FPI et au président Laurent GBagbo le père du multipartisme et de la démocratie en Côte d’Ivoire.

Aujourd’hui  , chers frères et sœurs, par ce rassemblement ô combien historique, les deux plus grandes forces politiques du pays que sont EDS et la CDRP exigent une CEI véritablement consensuelle ,pour des élections transparantes,justes et régulières ,seul gage d’une alternance démocratique et pacifique.

Echéances électorales qu’ensemble nous remporterons, pour le bonheur du peuple Ivoirien parce que nous sommes majoritaires.

Et nous le disons avec détermination, notre position n’est pas négociable !!!

Et vous aurez compris, chers frères et sœurs combattants de la liberté, le bien fondé de notre rejet de cette  CEI « RHDP »illégale et illégitime, qui n’est pas habilitée à conduire quelque opération électorale que ce soit en Côte d’Ivoire.

Nous avons aussi l’obligation de mener ce combat pour la reforme intégrale de la CEI, en nous mobilisant en permanence et sans relâche, pour que force reste au droit.

Oui, frères et sœurs, camarades militantes et militants, nous gagnerons ce combat, soyons-en profondément convaincus.

Nous n’avons pas le droit de décevoir le peuple de Côte d’Ivoire qui fonde tous ses espoirs en nous parce que, précisément, nous avons le devoir d’être porteur de cet espoir légitime.

Frères et sœurs, camarades militantes et militants, l’heure est aussi venue d’être tout aussi vigilant sur le code électoral, le découpage électoral et l’environnement sécuritaire des élections.

Nous nous devons de dénoncer avec force les délivrances anarchiques et incontrôlées des Cartes nationales d’identité(CNI) à des fins purement électoralistes.

Nous dénonçons la non gratuité de la CNI qui ne tient pas compte de l’extrême pauvreté qui frappe le peuple à un an des élections et l’opacité qui entoure non seulement l’utilisation des bases de données, mais aussi et surtout, le choix du nouvel opérateur technique,

qui constituent réellement une porte ouverte à une fraude massive .

L’heure est  venue enfin de dire haut et fort que la Côte d’Ivoire a besoin de se reconstruire dans l’amour, le pardon, la réconciliation et la paix durable.

Gageons donc que Treichville soit le point de départ  de la réconciliation vraie de notre pays à travers les forces politiques que sont EDS et la CDRP sous la supervision de nos leaders charismatiques, les présidents Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié pour une Côte d’Ivoire unie, solidaire, prospère et démocratique.

Que Dieu qui est amour, justice et vérité bénisse la Côte d’Ivoire, notre patrimoine commun

Je vous remercie.Pr. Georges-Armand Ouégnin

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Afrik Soir

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