Assoa Adou : « Avec le PDCI, ce n’est pas un choix circonstanciel mais une logique fondamentale »

Le secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI) Assoa Adou en conférence de presse le lundi 27 mai 2019 à Cocody, s’est exprimé, entre autres, sur la rencontre avec Henri Konan Bédié et le PDCI.

Au cours de cette conférence il a expliqué le récent rapprochement du FPI Laurent Gbagbo avec le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié. Pour lui, la rencontre de Bruxelles tenue le 7 mai 2019 et celle de Daoukro tenue le 23 mai 2019 entre le FPI et le PDCI-RDA s’inscrivent parfaitement dans la recherche de la réconciliation et de la paix durable en Côte d’Ivoire avant l’échéance capitale de la présidentielle de 2020.

« L’objectif de cette conférence de presse est de vous indiquer la vision claire du FPI et de son excellence Laurent Gbagbo relativement à la réconciliation nationale. Je rappelle que depuis le 7 janvier 2019 au cours d’un point de presse j’informais la nation des instructions données par le président Laurent Gbagbo à son parti afin qu’il se mobilise autour de la problématique de la réconciliation nationale. La rencontre de Bruxelles tenue le 7 mai 2019 et celle de Daoukro tenue le 23 mai 2019 s’inscrivent parfaitement dans cet objectif », a expliqué Assoa Adou.

A lire aussi : RENCONTRE GBAGBO-PDCI : VOICI LE COMMUNIQUÉ CONJOINT QUI IGNORE LA PLATEFORME DE BÉDIÉ

« Mesdames et messieurs les journalistes, la Côte d’Ivoire va mal, elle va même très mal. Cette situation s’est davantage détériorée sous la gouvernance de monsieur Ouattara avec l’organisation d’élections dans des conditions antidémocratiques marquée par l’exclusion de l’opposition et qui ont enregistré un taux de participation constamment inférieur à 15%. Sous le régime Ouattara, les ivoiriens vivent au quotidien dans un environnement d’insécurité caractérisé par les agressions des délinquants de la rue appelés ‘’microbes’’, des bandits et autres coupeurs de route qui opèrent avec des armes de guerre », a dénoncé l’ancien ministre de Gbagbo.

A l’en croire, « c’est le lieu d’indiquer que contrairement à la propagande du pouvoir les ex-rebelles et leurs supplétifs n’ont jamais désarmé et les armes circulent de façon incontrôlée sur toute l’étendue du territoire. Les récents affrontements communautaires à Béoumi qui se sont soldés par une dizaine de mort et une centaine de blessé et d’importants dégâts matériels constituent une source de grande inquiétude dans la mesure où ces événements ne sont pas un cas isolé ».

Il soutient que, « sur le plan économique, la Côte d’Ivoire connait une situation délétère malgré un taux de croissance flatteur brandi à chaque occasion par le régime. En réalité, notre pays croule sous le poids d’une dette publique excessive. En 2000 à l’avènement du président Laurent Gbagbo au pouvoir la dette publique totale extérieure et intérieure était de 7182 milliards de franc CFA. En 2012 suite à l’allègement obtenu au terme d’initiative PPTE la dette est tombée à 4680 milliards de franc CFA. Mais tenez-vous bien en 2016 avec quatre ans de pouvoir Ouattara cette dette est passée à 8959 milliard de franc CFA. Soit une hausse vertigineuse de 91% ».

« La rencontre de Bruxelles le 7 mai 2019 et de Daoukro le 23 mai 2019 entre le FPI et le PDCI-RDA s’inscrit parfaitement dans cette recherche de la réconciliation et de la paix durable en Côte d’Ivoire avant l’échéance capitale de la présidentielle de 2020. Je voudrais profiter de cette occasion pour renouveler nos sincères remerciements au président Henri Konan Bédié et la direction du PDCI-RDA qui ont clairement exprimé leur ferme détermination à s’engager avec le FPI et le président Laurent Gbagbo dans le processus de réconciliation nationale qui doit devenir une préoccupation de tous les Ivoiriens », a-t-il témoigné.

« S’agissant de la rencontre avec le PDCI-RDA, le président Laurent Gbagbo a toujours fait du dialogue l’axe principal de son action politique. Ce n’est pas un choix tactique c’est-à-dire circonstanciel mais c’est une logique fondamentale. Il a toujours condamné la violence politique. S’agissant de la dissension au sein du FPI, pour nous il n’y a pas de dissension interne parce que tout le monde sait que toute formation politique digne de ce nom a des statuts et des règlements intérieurs.

Par rapport aux statuts et règlements intérieurs, pour nous c’est le président qui est le président du FPI. Le pouvoir en place essaie de fragmenter, de détruire les autres formations politiques de la Côte d’Ivoire pour arriver à la situation de parti unique. Ils ont commencé avec le FPI. AFFI n’est plus le président du FPI depuis le congrès de Mama », a tranché l’ex-ministre des Eaux et Forêts.

Karina Fofana

  •  
    390
    Partages
  • 390
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Prince Beganssou

Précédent

Côte d’Ivoire : Le gouvernement interdit les motos-taxis mais « finalise » un marché avec une entreprise française

Suivant

Côte d’Ivoire : Des journalistes chrétiens exigent une réglementation après l’assassinat d’un chantre

Commentaires

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *