Après ses débâcles politiques successives, Soro parle : « La lutte continue »

La lutte ne saurait s’arrêter, maintenant, pour l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne. Guillaume Kigbafori Soro, fondateur du CP, Comité politique, aux lendemains de sa démission du perchoir du Parlement, s’assure en rassurant ses compagnons et partisans, que « la lutte continue ».

Malgré ses débâcles politiques successives, rien ne semble freiner Guillaume Soro, qui fut également Premier ministre sous Laurent Gbagbo, ex-Chef de l’État de Côte d’Ivoire (ayant encore des démêlés avec la CPI, Cour pénale internationale), et Alassane Ouattara. L’élection à la présidence de l’Assemblée parlementaire francophone (APF), d’Amadou Soumahoro, annoncée, le 4 juillet 2019, est, en effet, « un échec », pour Guillaume Soro, « engagé dans un bras-de-fer », avec le nouveau patron du parlement ivoirien.

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Dans cette même affaire de l’APF, les avocats du leader du CP, ont été récemment déboutés dans la forme, par le juge des référés près le Tribunal de grande instance de Paris (France). Aucun droit n’a été fait à leur volonté de stopper la tenue de l’APF à Abidjan, capitale économique ivoirienne. Et cette victoire est importante pour le gouvernement d’Alassane Ouattara, dont des membres « sont en guerre ouverte » avec leur ancien allié, Guillaume Soro.

L’ex-secrétaire général de la FESCI, Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire, on se rappelle, a quitté la présidence de l’Assemblée nationale, au début de l’année 2019, sous la contrainte du pouvoir, qui n’a pu accepter son refus de rejoindre le RHDP, Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix, unifié.

A la suite de la création de son mouvement politique, le CP, Soro, lancé dans une opération de dénonciations des attitudes de ses ex-compagnons, a, plusieurs fois essuyé la colère de ces derniers, tous déterminés à présenter de lui, une image contraire de ce qu’il prétend être.

L’ « information » de son arrestation par le pouvoir, est régulièrement véhiculée par des médias proches du député de Ferkessédougou, ville de l’extrême nord du pays. Et il lui est même prêté des « intentions terroristes » par des supports favorables aux gouvernants du pays. Mais, pour lui, « la lutte continue », et ne pourrait que commencer.

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Prince Beganssou

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